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Archives de Tag: noise

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Vendredi dernier, le petit festival autour de Demons, Wolf Eyes et quelques autres, qui se tenait à Paris, a été l’occasion de découvrir un joli duo formé par Joseph Hammer et Bill Kouligas. Ce dernier est aussi un artiste, il produit des disques sous le nom de Family Battle Snake et possède un label encore modeste, mais à la réputation grandissante, ne serait-ce que grâce à ses pochettes, sublimes et élaborées avec soin. Ensemble, Hammer et Kouligas ont joué une musique faite de réverbérations, de drones électroniques, de bruits analogiques et de voix s’immiscant dans le mix, se déroulant à la manière d’une rêve bloqué entre deux neurones ensommeillés. Leur musique était touchante, notamment lorsque Hammer, le plus âgé des deux, qui manipulait à la fois un ordinateur et une machine à bande, donnait l’impression  d’injecter des chants lointains enregistrés sur une radio en retrait de toute vie solide. Légèrement affecté par cette écoute, j’en ai profité pour acheter un vinyle de Joseph Hammer, sorti sur le label de Kouligas, au doux nom de I Love You Please Love Me Too. On y entend deux morceaux par face, constitués de collages de boucles : bruits, voix, drones entremêlés forment des paysages sonores pénétrants, à la manière d’une séance d’hypnose mêlée de spiritisme. On reconnait la voix de Nat King Cole, répétée inlassablement, sur un motif de piano sans lumière. Au bout du disque, on est pris par une étrange mélancolie ivre, celle d’avoir été au milieu d’un bel événement dont on regrette déjà de n’avoir pas tout saisi. Joseph Hammer, inconnu ici jusqu’à ce disque, n’est pas un bleu : il fait partie de cette communauté de musiciens et de groupes, la Los Angeles Free Music Society, qui sort des disques incroyables depuis les années 70 et que l’on redécouvre progressivement, notamment en France. Son disque, après son concert en duo, va droit au coeur. C’est rare, et beau.

EFLY

< « COMPTON.NERDZ.BEAT.BREAKER #.01 » >

> 24/09/09 – 19h00 > 01h30 – 00.00€ – Beer.50CL=3€ <
> A l’antirouille / 5 rue moret / M: ménimontant – paris.11ème <

> U.R.S : noise analogue minutieux au féminin.
http://www.gastfall.org/

> H&M : noise freaks sauce français/japonaise.
http://www.myspace.com/superkasher
http://www.dt-bs.com/fr.php

> Carmine : acide analogue très lucide.
http://www.myspace.com/bugcore

> JeRe : break from st.zoonis.
http://www.myspace.com/laglacealaviande

> Computer truck : séquence sous amphètes pour cadence parabolique.
http://computertruck.parishq.net/

> A.C.c : Fluor = 100% pure digital break atteignant 950 bpm.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fluor

> Cicero buck : platiniste illuminé aux teintes galactiques et suédoises bedonnantes.
http://www.myspace.com/helterskelterradioshow

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Depuis que j’ai découvert son premier CD l’an dernier à Marseille, sous une pochette sérigraphiée par le Dernier Cri, je guette les tentatives discographiques de Bex. Et là, je suis très heureux de découvrir que son nouveau disque, tout en bruits et en fureurs lentes, est enveloppé du plus bel écrin : un livre de ses dessins sérigraphiés, édité à 200 exemplaires et trouvé en même temps que celui, encore plus éblouissant, de Mat Brinkman. Il y a là comme une parenté dans la monstruosité, les mutations, les dessins devenus comme radioactifs – je reparlerai de celui de Brinkman dans un prochain post. En attendant, la musique de Bex est
un idéal négatif pour la saison : tout en boucles de guitares, oraisons rauques, échos distants, instincts caverneux. Installé à Marseille (tout comme l’excellent shoegazer Alcest est situé quelque part vers Avignon je crois), Bex donne envie, tout comme le Dernier Cri, de retourner se frotter à cette ville, tout contre, tout contre.

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