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Archives de Tag: dubstep

Beaucoup d’espace dans cette musique dont peu de choses sont parvenues jusqu’ici. Deux maxis, apparemment, mais qui s’écoutent sur YouTube plutôt qu’ils ne s’achètent. Et après tout, on a l’air un peu bête, ces temps-ci, à encore et toujours vouloir courir après des maxis, non ? En tout cas, la musique de Raime opère un drôle de charme, tout en nuisances intimes : sombre, ralentie, emplie d’échos (ces voix lointaines sur le morceau mis ici, en droite lignée – et descente – de MBV et Seefeel), de silences et d’espaces entre les coups. Désenchantée ? Sans doute un brin, mais surtout comme un cousin plus austère encore, de la lignée Kode9 / Burial, qui, à côté des atmosphères délétères mises en scène ici, feraient presque office de joyeux drilles. Presque.

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Plusieurs disques vraiment beaux cette année (je fais une liste plus tard, promis), et une majorité de maxis, de morceaux plutôt que des albums. Parmi les plus écoutés, il y a le remix de Phil Collins par Idjut Boys, sorti sous le nom de Box Office. Et dans les derniers arrivés, il y a ce maxi de King Midas Sound. Sorti sur Hyperdub, label de Kode9, qui édite aussi Burial. Et il y a quelque chose de Burial ici, dans l’ambiance mélancolique et macabre, urbaine et ralentie. Il y a aussi quelque chose de vieux, de nineties, comme sorti de l’Angleterre d’il y a dix ans. Le disque est composé par Kevin MArtin (alias Techno Animal, alias The Bug, alias un des meilleurs journalistes musicaux anglais des années 80/90). Il est chanté par quelqu’un que je ne connais pas, d’une voix entre féminin et masculin, qui oscille doucement, en fond de caverne. Sur la face B, il y a des remixes de Dabrye et Flying Lotus, plus modernes, presque futuristes. Et toujours menés par cette voix, qui, si elle demeure aussu prégnante et aussi bien maltraitée, pourrait bien devenir la plus perturbante de l’an prochain, lorsque King Midas Sound, espérons-le très fort, sortira un album.

Les trois nouveaux maxis de Shackleton sont assez splendides, chacun dans une direction. Celui sorti sur Scape, le label de Pole, prend un peu de temps à s’installer dans les oreilles. Mais il trouve vite sa place, tout comme le Skull disco 10, sombre, presque indus, qui évoque à la fois Nurse With Wound, Zoviet France et Muslimgauze. Assez étonnant et noir, presque cinématographique. Celui du label Mordant est plus léger, ou en tout virevolte davantage. On a hâte d’en apprendre plus sur un éventuel album de Shackleton, le musicien le plus soniquement intéressant en ce moment, et que l’on pensait prévu avant la fin de l’année.

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