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Archives de Tag: dub

Je me suis rendu compte l’autre jour qu’il sortait plusieurs rééditions ces temps-ci d’albums de musique électronique, que j’avais achetés lors de leur sortie et qui me semblaient encore faire partie du monde actuel. Les voir réédités leur donne une autre identité, comme s’ils s’arrachaient à moi et devenaient tout autre, des disques d’un autre moment, pour une autre personne. On vieillit me dit-on. Mais la musique aussi. Je ne rachète pas les nouvelles éditions, mais je suggère à ceux qui ne les avaient pas d’acheter le triple CD reprenant les trois premiers albums de Pole qui fondaient parallèlement aux maxis de Basic Channel une esthétique techno proche du dub, tout en échos et réductions minimales. Le premier, bleu, et le troisième, jaune, demeurent encore de belles capsules soniques, étrangement planantes. Un ensemble assez parfait, au moins dans mon souvenir.

Wayne Jarrett – Showcase 1

Autechre – Quaristice double CD version

Flying Lotus – Los Angeles

Leila – Blood, Looms and Blooms

‘Rockstone’ Native’s Adventures with Lee Perry at the Black Ark September 1977

Popol Vuh – Haswell & Hecker & Mika Vaino Remixes

Fuck Buttons – Street Horrrsing

New Orleans Funk vol2

Ethiopian Soul and Groove – Ethiopian Urban Modern Music vol.1

Alemayahu Eshete – Ethiopian Urban Modern Music vol.2

Excellent disque de dub, sorti en 1982, joué par le Roots Radics Band, produit par le mythique (il paraît) Linval Thompson, mixé à moitié par Scientist et à moitié par Prince Jammy (deux grands noms du dub).

La pochette vaut le détour : un croisement des images de SF les plus populaires de l’époque : Star Wars, Star Trek, Buck Rogers, Galactica, Flash Gordon, Black Hole (film oublié de Disney, que j’aimerais bien voir) … Et chaque titre se réfère à cette même mythologie : Flash Gordon meets Luke Skywalker, Buck Rogers in the Black hole, etc. La musique est parfaite : du dub décharné, cadavérique, qui, par moments rares dévoile des voix, un chant stellaire. La Jamaïque n’a jamais été aussi proche des étoiles, au moins dans mon coeur.

Un autre maxi pour la journée, produit par Peverelist, petit maître du dubstep en voie de devenir grand. Deux morceaux sur ce vinyle, qui résonnent comme un lien entre le dub et la techno lente, comme si quelqu’un réinventait d’un coup Massive Attack. Peverelist est de Bristol, il fume sans doute pas mal de gros joints et sa musique est simplement entêtante, enivrante. Idéale pour ce printemps qui n’arrive pas, et le sommeil qui se fait rare. On peut trouver un mix de lui par ici :

http://www.dqxt.org/dubwar/

ou par là :

http://www.dqxt.org/dubwar/podcast/dubwar_podcast.rss

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