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Maxime Guitton fait partie de ces garçons et filles dont le goût est si sûr et les convictions si joliment ancrées en eux, que leur amour pour la musique est immédiatement communicatif. Maxime s’est longtemps caché derrière la structure Ali Fib, qui organise quelques-uns des concerts parisiens les plus excitants, où l’on voit de vrais nouveaux groupes, des vétérans retrouvés, des collisions inédites. Il est aussi très actif sur Facebook où il poste régulièrement des chansons, des vidéos, des pochettes d’albums qui donnent simplement envie d’écouter des choses nouvelles – même si elles datent d’il y a trente ans : Maxime a le chic pour débusquer des perles, là où n’y penserait pas. Je lui ai demandé de faire une liste de morceaux du moment, pour partager ses goûts avec les lecteurs de ce blog. Il a non seulement fait une liste de 30 morceaux à tomber par terre, mais il les a aussi commenté (et mis sa sélection à écouter par ici). Il dit aussi ceci : « Je devrais préciser qu’à l’exception de quelques morceaux qui sont bel et bien pour moi des classiques absolus dont je ne peux pas me lasser, la plupart des morceaux sont des chansons que j’écoute beaucoup ces temps-ci. D’où sans doute, la tête un peu maniaque de cette playlist. Au moins, on comprendra facilement où se trouvent mes centres d’intérêt actuels, la « phase » musicale dans laquelle je me trouve ! » Bonne lecture, bonne écoute, n’hésitez pas à donner vos commentaires, vos listes inspirées par celle de Maxime.

1. Dana Westover: ‘Beginning’ (Memorial to Fear, 1972) :
Je ne connais pas grand’chose de Dana Westover, sinon qu’on peut encore entendre sa voix sur un programme de radio de WUMB à Boston, où il vit depuis des années. J’ai découvert ce morceau instrumental, le bien nommé « Beginning’, qui ouvre son premier album « Memorial to Fear » ainsi que ‘Guitar Soli’, l’une des excellentes compilations ‘Wayfaring Strangers’. M’est avis que la compilation de 2007 est bien plus facile à trouver que l’album original de 1971 sur Wolf Music, mais « Memorial to Fear » vaut bien quelques journées de recherche. Pour fans de l’école ‘fingerpicking-esque’ de William Ackerman et des premières références de son label à venir Windham Hill. Concis, mélancolique : en un mot, addictif.

2. Chris Smither: ‘Lonesome Georgia Brown’ (Don’t It Drag On, 1972)
Smither est un chanteur de folk américain qu’Eric von Schmidt a adoubé à son arrivée dans les coffee shops de Cambridge à la fin des années 60. « Don’t It Drag On » est son deuxième album, que j’ai eu la chance de dégoter pour une poignée de dollars dans son tirage d’origine chez Poppy (sans l’abominable logo rouge de Tomato qui figure sur les tirages plus tardifs) : l’album est un monument d’élégance et (accessoirement) l’un de mes LPs préférés. Smither est encore actif, quoique sûrement un peu ramolli.

3. Chris Thompson: ‘The River Blues’ (s/t, 1973)
Thompson était un inconnu qu’une particularité de taille m’a rendu instantanément exotique et donc intriguant : c’est un folkeux kiwi ! Précision cependant qui permet de l’inscrire immédiatement dans une scène : Thompson tournait dès la fin des années 60 à Londres aux côtés de Bert Jansch, John Renbourn et Davy Graham. Son album éponyme paru sur un micro-label irlandais est un classique.

4. Bob Dylan: ‘Po’ Lazarus’ (A Tree with Roots, 1967)
Même pas une minute pour cet enregistrement approximatif et incomplet du traditionnel « Po’ Lazarus » issu des « Basement Tapes » (l’intégrale en 5CD, pas la version officielle de 1975). Dylan boucle sur « Oh, the high sheriff told his deputy / Go out an’ bring me Lazarus / Dead or alive ». Robbie Robertson et Garth Hudson sûrement en renforts. C’est bizarre mais ce morceau, dans toute son imperfection, représente pour moi le sommet du plus grand disque (non officiel) du plus grand compositeur américain vivant.

5. Bruce Langhorne: ‘The River at Sun-Up’ (The Hired Hand OST, 1971)
Bande-son du premier film de Peter Fonda (un western), tourné la même année que « The Last Movie » de Dennis Hopper, avec le même budget et pour les mêmes studios. Comme pour son film à venir de sci-fi (« Idaho Transfer »), Fonda demande au très respecté Langhorne (voir les commentaires élogieux de ses anciens compagnons de studio – de Sandy Bull à Bob Dylan) de réaliser la bande-son. Le résultat, par l’intégration de dialogues dans la musique mais aussi et avant tout par les qualités musicales du score, pousse à des comparaisons immédiates bien méritées avec le soundtrack de Neil Young sur « Dead Man ».

6. John Manning: ‘Hard on the Road to New Mexico’ (The American Dreamer OST, 1971)
Une perle acoustique parmi 9 autres (signées Gene Clark, John Buck Wilkin, …) issues de la bande-son de « The American Dreamer » de Dennis Hopper, filmé la même année que « The Last Movie ». Le mixage de la BO diffère de la version de l’album sorti la même année (« White Bear »). Et la surpasse.

7. Jerry Jeff Walker: ‘My Old Man’ (Mr. Bojangles, 1968)
« Mr. Bojangles » est le premier album solo du fondateur de Circus Maximus, l’ami de Willie Nelson, et l’auteur du tube… ‘Mr. Bojangles’. ‘My Old Man’ est une balade qui tire la face B vers sa conclusion, en apesanteur et sur fond de boucles d’arpèges et d’arrangements de guitares et de violons qui portent la signature de son lieu d’enregistrement : Austin.

8. Terry Allen: ‘What Of Alice’ (Juarez, 1975)
Imaginer Randy Newman ou Neil Young (circa « After The Gold Rush ») embarqué avec deux couples sur un road trip meurtrier au travers San Diego, L.A., Cortez et Juarez. « Juarez » est un ‘concept album’ de country-rock totalement inconnu (sinon des 1050 propriétaires du disque au moment de sa sortie). Le premier album solo de Allen, dont tout le monde se fout, n’est-ce pas ? Un peu moins depuis sa réédition en CD. L’occasion de comprendre, un peu effaré, que « Juarez » est l’un de ces classiques instantanés, absolus, indiscutables. Je le garantis : on peut écouter « What of Alice » 10 fois de suite sans jamais dévisser.

9. Ron Elliott: ‘All Time Green’ (The Candlestickmaker, 1969)
En échappée de Beau Brummels, Ron Elliott signe en 1969 son unique album solo. En compagnie de Leon Russell et Ry Cooder. « All Time Green » ne jurerait pas sur un album de Gene Clark.

10. Vernon Wray: ‘Face All The Same Tomorrow’ (Wasted, 1972)
Ray Vernon, aka Vernon Wray, était sans doute trop occupé à sophistiquer son studio Wray’s Shack Three Tracks (qui a vu passer entre autres Jerry Garcia), pour connaître le succès de son frangin Link Wray.  En 1972, il a en tout cas enregistré sur son propre label Vermillion une bizarrerie country quasi-dadaïste qui a fait le bonheur des collectionneurs pendant plusieurs décennies. ‘Face All The Same Tomorrow’ est le morceau (spectral) d’ouverture pour piano, guitare, choeurs. « Wasted » vient d’être réédité en vinyl par William Tyler aka Paper Hats, sur son label à Nashville. Le contacter.

11. Nicky Hopkins: ‘Waiting For The Band’ (The Tin Man Was a Dreamer, 1973)
Nicky ‘Edward’ Hopkins, le discret et frêle pianiste britannique entendu chez les Stones, les Who, les Beatles, Jeff Beck Group, Quicksilver Messenger Service, etc. etc. Ici sur son 2e album solo. Prêt à parier combien que Jim O’Rourke a syphonné ce morceau pour « Eureka » ?

12. John Phillips: ‘Topanga Canyon’ (John, The Wolf King of L.A., 1970)
En 1970, John Philips semble prendre acte de la mort de son couple, de son groupe (The Mama’s and The Papa’s) et d’une génération que la musique de son groupe aura emblématisé et accompagné (juillet 69 : Bobby Beausoleil / août 69 : Charles Manson / décembre 69 : Altamont)… Il enregistre donc « The Wolf King of L.A. », un album de désenchantement, un disque de fin de monde. « Oh Mary, I’m in deep water, and it’s way way over my head/everyone thought I was smarter than to be mislead ». Et laisse dernière lui un classique (Dennis Hopper est dans le coin, comme de bien sûr) que pour des raisons légales on a vite enterré au moment de sa sortie.

13. Terry Kath: ‘Tell Me’ (Electra Glide in Blue OST, 1973)
Même sentiment de gâchis et de mélancolie qui accompagne le morcellement d’une utopie. ‘Tell Me’ est le morceau fantôme de Chicago. Celui qui n’apparaît sur aucune discographie du groupe. Mais qui est pourtant bien signé de son chanteur Terry Kath. « Tell Me » est en fait le gospel multitracké qui accompagne la fin de « Electra Glide in Blue », road movie méconnu d’un même pas trentenaire James Guercio…alors manager des tout puissants Chicago chez United Artists. Guercio signe un anti « Easy Rider », nourri de John Ford. Et au passage l’un des plus beaux plans séquences du cinéma. Avec « Tell me » donc pour musique. Pour l’anecdote, le morceau, uniquement disponible sur la bande-son du film publiée à l’époque par UA (un très bel objet avec des posters de Harley et tout et tout), refait surface presque 15 ans plus tard lors de la séquence finale du dernier épisode de la dernière saison de « Miami Vice ». Un conseil : ne pas prendre le « God Bless America » au premier degré sous peine de contresens monumental.

14. Lenny Breau: ‘Mercy, Mercy, Mercy’ (The Velvet Touch of Lenny Breau – Live!, 1969)
Guitariste virtuose, amoureux de flamenco, épris de ragas indiens, de fingerpicking, de blues, … obnubilé par l’idée de faire le grand écart entre différentes écoles musicales…ça ne vous rappelle personne ? Sir Richard Bishop ? Bing, perdu. Lenny Breau avait déjà toutes ces cordes à son arc. Et ce dès le milieu des années 60. ‘Mercy, Mercy, Mercy’ est un enregistrement live de 69, en trio (Breau était aussi et avant tout un guitariste – canadien – de jazz). Les vidéos qui circulent en ligne sur Breau sont époustouflantes. Ne pas manquer Leonard Cohen commenter la vie de Breau. Ou Chet Atkins et Liona Boyd jammant et parlant technique avec Breau (maître absolu d’une figure dite « harp harmonics »).

15. Mississippi Fred McDowell: ‘Kokomo Me Baby’ (I Do Not Play No Rock’n’Roll, 1969)
Quand Fred McDowell finit par accepter de s’électrifier, cela produit mon disque de blues de chevet. « Unless you’re from Mississippi it’s hard to understand his rich country dialect » précisent les notes de pochette. « Now the only way you can rock Fred you have to put him in a rocking chair, or you just lay me down, you unnerstand, see heah…that’s my type of rocking…yeh heh! » Kokomo me, baby, okay?

16. The Doors: ‘Back Door Man’ (The Doors, 1967)
Voilà quoi. Et qu’on vienne pas cracher dans la soupe.

17. Creedence Clearwater Revival: ‘Feelin’ Blue’ (Willy and The Poor Boys, 1969)
4e album du CCR de John Fogerty. Musique parfaite pour macadam à « quatre » voies. Arme redoutable à torticolis. Piège à groove : motorik.

18. Canned Heat: ‘That’s All Right, Mama’ (Future Blues, 1970)
Le plus grand groupe de blues blanc au monde. Quoi d’autre ?

19. Steppenwolf: ‘Corina, Corina’ (Early Steppenwolf, 1969)
Sur le « Early Steppenwolf » enregistré en concert, on peut trouver les prémisses des Sun City Girls sur l’introduction des 28 minutes de ‘The Pusher’. Mais sur ‘Corina, Corina’, ce que je retrace, ce sont les guitares claironnantes de Florian Fricke circa « Letzte Tage, Letzte Nachte ». Oui oui.

20. Larry Coryell ‘Herman Wright’ (Lady Coryell, 1968)
Pour quiconque trouve vraiment chiants les exploits guitaristiques de Coryell sur ses albums jazz, « Lady Coryell » est l’antidote. Avant de passer dans la surenchère un peu vaine, Larry Coryell avait enregistré « son » disque de rock psychédélique. Et on se demande pourquoi il n’a pas continué dans cette voie-là.

21. Billy Thorpe & The Aztecs: ‘Mama’ (Live at Sunbury, 1972)
Chanteur moustachu anglo-australien vite tombé en disgrace passé le début des années 70. Je l’ai découvert au travers d’une reprise de son tube absolu ‘Mama’ par Endless Boogie. Je ne suis pas sûr qu’il existe en dehors de la version live de Sunbury d’enregistrement studio de ‘Mama’. Une version de ‘Mama’ à l’occasion d’un passage télé sur le plateau de GTK circule également sur youtube. Quintessentiel ! Personnellement, je pense que la reprise d’Endless Boogie (20 minutes au compteur) bat à plate couture l’original.

22. Endless Boogie: ‘Dirty Angel’ (Volume 1 – Black, 2005)
Canned Heat meets The Velvet meets AC/DC meets CCR. The Boogies est le plus grand groupe de rock en activité. Point. Le groupe préféré de Mark Ibold et de Stephen Malkmus. Mais pas sûr que ça parle plus que ça aux indie-fans de Pavement. ‘Dirty Angel’ est issu d’un enregistrement brut de fonderie réalisé au cours d’une répét’ dans leur basement à Brooklyn. Quelques centaines d’exemplaires en ont été tirés. Et la rumeur a fait le reste. Jam after jam after jam.

23. Mario Barbaja: ‘In Quella Città’ (Megh, 1972)
C’est toujours un plaisir de découvrir par hasard que derrière les immenses Claudio Rocchi/Franco Battiato/Roberto Cacciapaglia/Giusto Pio/Luciano Cilio/Lucio Battisti, responsables des plus belles heures de musiques européennes des années 70s, se trouvent encore tapis dans l’ombre des noms comme Mario Barbaja. Un ami de Rocchi, milanais comme lui, dont je ne connais pas grand chose sinon ce disque, « Megh », publié en 1972, un croisement inespéré entre chanson italienne, prog, raga, folk, krishna (l’influence de Rocchi ?), le tout en cinémascope.

24. Philippe Besombes: ‘Cérémonie’ (Libra, 1974)
Bande-son de « Libra », projet d’un collectif de réalisateurs français du nom de groupe Pattern. Ce film de sci-fi était originellement accompagné de morceaux du Floyd. Le film gagnant en visibilité et les réalisateurs n’ayant aucun droit sur la bande-son, un autre score a du être écrit : Jean Michel Jarre a décliné et a refilé le bébé à un ami, proche de Luc Ferrari : le génialissime Philippe Besombes. Cofondateur avec Jean-Louis Rizet du groupe et du label underground Pôle, Besombes n’a jamais bénéficié de la reconnaissance d’un Pinhas par exemple. Ce qui est franchement injustifié au regard de la production de Besombes pendant ces années. « Libra », dans sa dispersion tous azimuts (musique concrète, boogie, folk, rock psychédélique, …), représente pour moi le climax de la musique française underground de la décennie ’70. « Cérémonie » est un requiem lysergique pour orgue et choeurs. Pas éloigné de Paternoster ou du Floyd circa « Meddle ». Wah Wah en a fait une réédition il y a quelques mois. Le tirage d’origine se trouve encore, avec un peu de patience.

25. The Roches: ‘One Season’ (Nurds, 1980)
« Nurds » est le 2e album des soeurs Roches : Maggie, Terre (un temps les backup singers de Paul Simon) et Suzzy. Leur premier album éponyme est peut-être moins tombé que les autres dans un oubli/déni total du fait de la présence de Robert Fripp à la prod. Je crois pourtant que « Nurds » contient une encore plus belle collection de pop songs intelligentes, drôles, truffées d’harmonies vocales inventives. La première fois que j’ai entendu « One Season », c’était je crois une copie VHS d’un live TV. Quand les harmonies commencent à pitcher vers le bas au milieu du morceau, j’ai cru que la VHS déconnait. Pas du tout : les soeurs Roches introduisent sur ce morceau à plusieurs reprises des modulations incompréhensibles qui les font passer d’une tonalité à l’autre.

26. Cosmic Psychos: ‘Custom Credit’ (Down on The Farm, 1985)
Dis papa, le grunge c’est quoi ? Et bien c’est l’invention d’un groupe punk australien qui s’appellait Cosmic Psychos. Et c’était en 1985.

27. Solid Space: ‘Tenth Planet’ (Space Museum, 1982)
Un groupe de synth wave anglaise oublié sitôt leur unique cassette, « Space Museum », sortie au compte-gouttes sur In Phaze en 1982. Et pourtant…Pour fans de Algebra Suicide, Experimental Products, …avec une sensibilité sci-fi / space age.

28. Sue Ann Harkey: ‘Garret Intregues’ (The Ancient Past and The Ancient Future Are Both Seconds Away, 1989)
Harkey est une multi-instrumentiste de Seattle, cofondatrice au début des années 80 du collectif de musique improvisée Audio Leter (auquel a brièvement participé Don Cherry). Sue (pas le collectif) est toujours en activité après des années dédiées à la guitare harpe, à la 12 cordes et à une collection d’instruments percussifs. ‘Garret Intregues » évoque un Blonde Redhead primitif joué sur maillets.

29. Supreme Dicks: ‘Andy Herman Song’ (Workingman’s Dick, 1994)
La définition de la délicatesse. Vue par le plus-grand-groupe-des-années-90-dont-quasiment-personne-n’a-jamais-entendu-parler-et-que-les-quelques-chanceux-qui-les-ont-aimés-ont-sans-doute-malheureusement-oublié. Boxset rétrospectif en bouclage pour les retardataires. Retour sur scène en 2011 ? Fingers crossed.

30. The Fugs: ‘Morning, Morning’ (Second Album, 1966)
Un hommage à Tuli récemment décédé. Une pépite velvetienne du 2e album des Fugs sur ESP-disk, inspirée par l’actrice Sally Eaton (qu’on retrouve deux ans plus tard dans la comédie « Hair »), et dont Tuli était secrètement amoureux. « I asked Tuli Kupferberg once, « Did you really jump off of The Manhattan Bridge? » « Yeah, » he said, « I really did. » « How come? » I said. « I thought that I had lost the ability to love, » Tuli said. « So, I figured I might as well be dead. So, I went one night to the top of The Manhattan Bridge, & after a few minutes, I jumped off. » « That’s amazing, » I said. « Yeah, » Tuli said, « but nothing happened. I landed in the water, & I wasn’t dead. So I swam ashore, & went home, & took a bath, & went to bed. Nobody even noticed. »

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Très belle compilation orchestrée par Ali_Fib, qui organise des concerts à Paris. Je l’avais écouté à la fin de l’année dernière et écrit quelques lignes à son propos. Mais elle vient tout juste de sortir. On y trouve quelques beaux rêveurs comme Ilitch, Duane Pitre (splendide composition minimaliste), Steve Gunn, El-G… La première face est vraiment parfaite et la deuxième n’est pas loin non plus. Plus d’infos par là : www.three-four.net

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