Krazy

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Krazy Kat ne vient pas facilement à soi. Plusieurs années après avoir commencé à acheter et tenter de lire les anthologies de ce strip, les histoires de Herriman me résistaient encore. Puis, un jour, très précis (le lieu et le degré d’ensoleillement de la pièce exacte de l’épiphanie Krazy me restent encore), cela s’est produit : une illumination et tout en a découlé. Alors, lire Krazy Kat est une étrange odyssée – que j’aime vivre surtout en VO. Mais, ce qui est réconfortant, c’est la possibilité du passage de la poésie d’Herriman dans une autre langue : chose longtemps crue impossible, mais réalisée par Les Rêveurs. Est-ce le format ? Grand, il dépasse en taille celui des Américains et donne plus de précision et d’espace de déploiement au dessin. Est-ce l’expérience étrange qui court d’une page à l’autre, racontant la même histoire, à chaque fois, mais déclinée avec, à chaque fois, d’une manière différente qui, au fond, dépasse le langage ? Impossible à dire. Une certitude : le deuxième tome de la traduction intégrale de Krazy Kat en langue française est une lecture essentielle, immédiate, impossible à dépasser – elle peut vous occuper une année durant, jusqu’au volume 3. Ne lisez plus aucune autre bande dessinée avant d’avoir été dingues de celle-ci.

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