3 questions à Egyptology

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1. D’où est né le projet d’Egyptology et pourquoi ce nom ?

Il est né presque spontanément dans un nuage de fumée et de bruit blanc. Stéphane et moi, qui avons joué ensemble dans de nombreux projets depuis le début des années 2000, avons eu l’opportunité d’un concert en duo. Je venais d’acquérir un Prophet 600 et un Juno 106, Stéphane venait de déterrer un écho à bande, et tout a coulé de source. De même le nom, qui provient d’un doublon de morceau du même nom (Egyptology Drums et Egyptology A-B) et que Stéphane a suggéré un matin parce que ces deux morceaux plein de poussière évoquaient quelque chose d’ancestral et de majestueux. Je crois que sans le faire tout à fait exprès, il a mis le doigt sur tout ce qui fait le paradoxe de notre projet, qui est un prisme kaléidoscopique, plein de facettes plutôt qu’un machin thématique précis.

2. Pyramides, SF, synthés vintage : Egyptology est-il un disque rétromaniaque ou fétichiste que vous auriez eu envie de sortir en 1978 plutôt qu’en 2012 ?

Oui et non, comme tout le monde. On est très partagés face notre propre propension à la nostalgie et au fétichisme (pour les vieilles machines, les vieux papiers, les vieux disques). Presque déchirés, même, entre l’envie de lutter contre ce passé qui pèse si lourd et la tentation de laisser l’inspiration venir naturellement, parce qu’elle est précieuse, l’inspiration. Tout est parti des synthés, et c’est comme si on avait tiré le fil d’une bobine fichée dans nos esprits et que le reste, les pyramides en plexiglass et les échos désolés de la musique synthétique de notre enfance, était venu à nous de lui-même. Quand le faisceau est si lumineux, on n’a pas envie de l’atténuer.

3. Comment, au-delà du disque, Egyptology existe-t-il ?

Aujourd’hui, nous sommes aussi un trio pour la scène. Stéphane Bellity (qu’on a pu croiser dans La Féline ou Poster Moderne et qui joue aussi seul sous le nom de Ricky Hollywood) nous a rejoint à la batterie électronique et au synthé. Nous avons également commencé à amasser des fonds pour une Fondation dont la principale activité serait la construction et la gestion d’un fonds de pochettes de disque et de couvertures de livres en rapport avec l’Egypte fantasmée, des premières éditions occidentales du Corpus Hermeticum jusqu’au Pyramid de l’Alan Parsons Project.

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