#np : John Bender

Dès la première note du premier disque (d’un coffret de sept vinyles), tout est en place : la beauté et le geste, l’air entre les notes, l’électricité analogique, la voix, les échos, les réverbérations, l’amateurisme et la vision. Tout cela provient de la fin des années 70 : fan de Can et du Velvet, John Bender achète des instruments éléectroniques (un ARP 2600 – Eliane Radigue en fit tout autre chose, mais tout aussi joliment) et invente, dit-on, une nouvelle forme : la minimal wave (on mettra 30 ans avant de baptiser ainsi la musique de ces années prises entre 1977 et 1984, juste après l’éclosion de l’analogique et avant la naissance du tout-digital). Vinyl On Demand vient de consacrer un coffret splendide à l’oeuvre de Bender, retrouvant archives, cassettes et autres artefacts inconnus : le coffret vaut cher, mais on en prend pour longtemps, et de la plus belle des manières. Indispensable, sans aucune arrière-pensée. Merci au Souffle Continu et à Boomkat pour cette découverte.

Publicités
2 commentaires
  1. Oui c’est beau ça…je connaissais pas ce type.
    Mais cela vaut peut être le coups de trouver les originaux : certains sont très chers, d’autres à prix « raisonnables » (pour l’instant, les rééditions peuvent faire monter la cote). Voir : http://www.discogs.com/sell/list?label=Record+Sluts&ev=lb

    Sinon je suis tombé sur ce site non-officiel qui lui est dédié, on y trouvera une discographie complète :
    http://free.pages.at/aspects/johnbender/

%d blogueurs aiment cette page :