Un Top 10 minimaliste par David Sanson

David Sanson, en plus d’être derrière le groupe That Summer et avoir été rédacteur en chef de quelques belles revues, est le programmateur au Collège des Bernardins à Paris d’un cycle dédié au minimalisme. Et qui reprend cette semaine. David m’y avait invité en compagnie de Rhys Chatham pour un long mix de 5 heures, durant la Nuit Blanche d’octobre dernier. Et pour fêter les prochains concerts, il a écrit cette liste minimaliste, qui change de celles que l’on connait déjà.

David Sanson : « Composer un top 10 « minimaliste » n’est pas une mince affaire. Tout d’abord, parce que rien que dans le domaine musical, les chefs-d’œuvre liés au minimalisme sticto sensu (de LaMonteYoung à John Adams, de Meredith Monk à Eliane Radigue, en passant par Steve Reich, Louis Andriessen ou Arvo Pärt) se comptent sur bien davantage que les doigts de deux mains. Et encore faudrait-il s’entendre sur ce que recouvre exactement ce terme de « minimalisme », qui peut avoir aussi une signification plus générale, désignant une instrumentation réduite ou des moyens de production « pauvres » (et à cette aune, des albums tels que Seventeen Seconds de The Cure, La Fossette de Dominique A, Rust-Red September d’Eyeless In Gaza – en concert au Collège des Bernardins le 7 juin – ou Manafon de David Sylvian, pour ne citer que ces quatre-là, sont clairement minimalistes – sans parler de la techno dite « minimale » ou du post-rock).

Ensuite, parce que si l’on cherche à dépasser le seul champ musical, la tâche devient vite carrément impossible. Dans le domaine des arts visuels, cela va encore (puisque c’est là que s’origine le terme « minimal »), mais quid de la danse, du cinéma, du théâtre, de la littérature ? Que serait un cinéma minimaliste (Gerry de Gus Van Sant ? les films de Bresson, de Dumont, de Béla Tarr ?) ? Et un théâtre minimaliste – faut-il par exemple le rechercher du côté de la mise en scène (Bob Wilson ?) ou du texte (Samuel Beckett ?) ?

C’est pourquoi je me suis largement borné, dans la sélection ci-dessous, à la musique, à partir de la définition de la musique minimaliste que j’ai essayé de poser dans l’article rédigé dans la revue Questions d’artistes, éditée par le Collège des Bernardins, pour introduire le cycle de concerts que j’y présente, sous le titre « Alterminimalismes » (on peut le lire sur mon blog : http://sansondavid.wordpress.com/2011/04/14/musiques-de-la-stase/). A mes yeux, ou plutôt mes oreilles, la musique minimalisme est une musique de la stase, du temps suspendu, et de la répétition, qui cherche avant tout à scruter le phnéomène sonore pour opérer un bouleversement dans les habitudes d’écoute. Ce que j’aime dans le minimalisme, c’est qu’il invite à n’écouter que la musique, à rentrer en soi-même et à se défaire des carcans sociologiques, des rituels et des distractions qui bien souvent, dans le cadre du concert traditionnel, parasitent la réception de la musique, fût-elle « savante » ou rock.

Voici donc dix œuvres sélectionnées arbitrairement, sans souci de classement ou de hiérarchisation.

1. HANS OTTE : Das Buch der Klänge (1979-1982)
CD ECM « New Series », 1997 (Herbert Henck, piano).
La musique pour piano est, de manière générale, l’une de celles que j’écoute le plus volontiers, et rien que dans ce domaine, il y aurait eu matière à un joli top 10 : j’y aurais inclus les œuvres de John Adams (Phrygian Gates et China Gates, magnifiquement jugées par Jay Gottlieb en ouverture du cycle Alterminimalismes, le 3 mars 2011), le splendide et monumental cycle Inner Cities d’Alvin Curran, le For Bunita Marcus de Morton Feldman, certaines pages de John Cage (telles qu’In A Landscape), Charlemagne Palestine (Strumming Music), Terry Riley, Tom Johnson (One Hour For Piano), Frederic Rzewski, Christian Wolff, Philip Glass, voire Wim Mertens (la BO du Ventre de l’architecte), mais aussi, bien sûr, la musique d’Erik Satie, que l’on considère souvent comme l’ancêtre des minimalistes (les Ogives par exemple). Voire, pour aller plus loin, le Dark Intervals de Keith Jarrett, le Nocturne impalpable de Sylvain Chauveau, ou encore ces pièces pour piano de Gurdjieff et De Hartmann qui, enregistrées par Alain Kremski, sont sans doute les choses que j’ai le plus écoutées ces 10 dernières années – un folklore imaginaire dont je ne me lasse pas.

Si j’ai choisi ce disque, c’est d’une part parce qu’il est trop peu connu, et d’autre part parce qu’il me semble offrir une manière de quintessence de la musique minimaliste. Das Buch der Klänge (Le Livre des sons) est pourtant l’œuvre d’un Allemand, Hans Otte (1926-2007), élève de Paul Hindemith et du pianiste Walter Gieseking, et auteur d’une œuvre protéiforme (installations vidéos, poèmes, pièces mixtes). Basé à Brême, Hans Otte a fait beaucoup pour la diffusion des minimalistes américains, notamment à travers son festival Pro Musica Nova. Je retrouve dans Das Buch der Klänge, dont l’écoute pourra faire penser tour à tour à chacun des compositeurs que j’ai mentionnés ci-dessus, tout ce que j’aime dans la musique pour piano minimaliste : un lyrisme et une mélancolie qui naissent de la répétition hypnotique d’harmonies simples (un flux dans lequel la moindre modulation prend une force incroyable) plutôt que du développement d’un discours « à l’occidentale » ; un côté extrêmement sensuel, presque élémentaire (tour à tour liquide et éthéré) dans la manière d’exalter les inépuisables ressources harmoniques du piano ; un côté, également, extraordinairement accessible, faisant appel à un plaisir presque primitif (je me rappelle qu’enfant, mes parents écoutaient des disques de Glass et que cette musique me fascinait ; je me rappelle aussi de certaines images de Koyaanisqatsi, que j’avais vu avec mon père en 1983)…

J’adorerais inviter Herbert Henck – qui a à son répertoire une autre œuvre pour îano que j’adore : les Heures persanes, de Charles Koechlin (1913-1919), annonçant par moments certaines partitions minimalistes – à venir jouer ce cycle à Paris.

2. RICHARD SERRA : The Matter of Time (2004)
Sculpture, Musée Guggenheim de Bilbao.
En fait, j’ai désespérément cherché à retrouver le nom de la grande expo sur l’art minimal (et conceptuel) que j’avais vue, au tout début des années 1990 ou à la fin des années 1980 je crois, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, et qui a représenté mon premier contact avec l’art minimal. Mais je n’y suis pas parvenu. Je suis sûr en revanche que s’y trouvaient des pièces de Richard Serra ressemblant à celle-ci, et je me souviens très bien du choc que cette découverte à constitué. La façon dont ces sculptures jouent de l’espace – comparable à la manière dont la musique minimaliste joue du silence –, l’impression extrêmement physique que cause la confrontation avec ces œuvres dans lesquelles on est forcé de s’immerger, tout cela m’a beaucoup marqué… J’ai éprouvé une même sidération en voyant Promenade, les cinq immenses stèles d’acier que Serra présentait au Grand Palais en 2008 dans le cadre de Monumenta… comme au contact de beaucoup d’œuvres d’autres artistes minimalistes, tels que Donald Judd, Dan Flavin, Carl André, Sol LeWitt… artistes qui ont d’ailleurs largement soutenu leurs collèges musiciens au début de leur carrière.

3. MORTON FELDMAN, The Rothko Chapel (1971)
CD Aeon, 2004 (Christophe Desjardins, alto).
J’aurais tellement aimé assister à la création de cette pièce, en 1972, dans la chapelle conçue par Rohtko à Houston ! Un chœur mixte en apesanteur, un percussionniste, un joueur de célesta, un altiste : on est complètement sous le charme de l’alliage de ces sonorités minimalistes et pourtant d’une richesse insondable, on perd complètement la notion du temps (un autre caractère de la musique « minimaliste »)… jusqu’à ces dernières minutes où l’alto, porté par un motif de vibraphone en ostinato, laisse finalement sourdre une cantilène déchirante qui semble comme dénouer toutes les tensions, mettre à bas toutes les résistances… Sublime !

4. PHILIP JECK, An Ark For The Listener (2010)
CD Touch.
Innombrables sont les musiciens électroniques modernes influencés par la drone music de LaMonteYoung ou d’Eliane Radigue : Oren Ambarchi, Stephan Mathieu (que j’ai tous deux invités au Collège des Bernardins), Giuseppe Ielasi, Tim Hecker, impossible de tous les citer… J’ai choisi Philip Jeck car je trouve sa musique un peu à part, singulièrement poétique et émouvante : il ne s’agit pas tant de drones que d’une sorte d’archéologie de la mémoire musicale, dans laquelle les sons proviennent d’autres disques – de vieux vinyles qu’il va chiner sur les marchés aux puces – mis en boucle au moyen de deux petits échantillonneurs rudimentaires et de quelques effets… Les textures sonores se trouvent enrichies par les craquements des vinyles, par les bribes entrecroisées de ces harmonies d’outre-tombe, et je trouve que cela renforce le côté immersif de cette musique, comme une vraie mise en abîme… Le choix de Philip Jeck me semble d’autant plus pertinent qu’on lui doit une relecture (parue chez Touch en 2008) d’une des œuvres-phares du minimalisme britannique : The Sinking of the Titanic, de Gavin Bryars (1969).

5. MEG STUART, Violet (2011).
Chorégraphie, Festival d’Avignon.
En matière de danse, j’aurais pu citer Anne Teresa De Keersmaeker (qui a signé d’inoubliables pièces sur des musiques de Steve Reich ou Thierry De Mey), le grand Merce Cunningham (pour son compagnonnage avec John Cage), sans parler de tous ces chorégraphes que l’on associe spontanément aux compositeurs minimalistes, comme Trisha Brown… Mais j’ai eu envie plutôt d’évoquer cette pièce que j’ai vue au Centre Pompidou cet automne, la denière création en date de Meg Stuart, Américaine établie à Berlin. Une création qui est venue marquer une rupture dans son travail – jusque-là beaucoup plus « narratif », ou en tout cas thématisé. Violet est au contraire beaucoup plus abstraite : c’est du pur mouvement, actionné par une pure musique (signée Brendan Dougherty) – un drone extrêmement puissant, qui sera décuplé par un massif solo de batterie… Il est très difficile de parler de cette pièce car c’est vraiment de la sensation pure, de la transe : on voit les corps s’animer peu à peu, gagnés lentement par une espèce de fièvre, de frénésie, les gestes se faire échos, minimaux et répétitifs, les danseurs finissant presque par sortir d’eux-mêmes… Cela provoque un effet extrêmement puissant.

6. ELIANE RADIGUE : Naldjorlak I-III (2005-2009)
Charles Curtis (violoncelle), Carol Robinson et Bruno Martinez (cors de basset)
J’avoue que j’ai découvert tardivement l’œuvre d’Eliane Radigue. Mais ce concert aux Instants Chavirés, l’année dernière, au cours duquel les trois musiciens présentaient le troisième et dernier volet de ce cycle, Naldjorlak (dont le premier volet a été publié en CD par le label Shiin), m’a beaucoup marqué. Radigue n’a commencé qu’à partir de 2002 à composer des œuvres instrumentales – auparavant, elle ne travaillait que sur synthétiseur ou sur bandes. Je trouve qu’elle parvient admirablement à transposer au domaine « acoustique » des effets qu’on ne croyait possibles qu’à l’électronique – en termes d’harmoniques, d’ondes sonores, de spatialisation… Voilà encore une musique qui dilate le temps, qui bouleverse tous les repères, surtout si on l’écoute en fermant les yeux… J’aime aussi chez Eliane Radigue son cheminement « mystique » et son intérêt pour les philosophies orientales, qui sont un autre trait commun à bien des compositeurs minimalistes – et l’une des raisons pour lesquels il me semblaitn intéressant d’inviter ces musiciens dans un cadre tel que celui des Bernardins : beaucoup d’entre eux sont bouddhistes ou au moins pratiquent le yoga ou la méditation (Meredith Monk, Alvin Curran, Terry Riley, Charlemagne Palestine…). Un autre phénomène qui me frappe est le nombre de musiciens d’origine juive parmi eux (Reich, Glass, Curran, Monk, Palestine – ou, dans la jeune génération, Oren Ambarchi) : il y aurait là un beau sujet d’étude – voir comment la pratique de la religion juive, et en particulier la musique des synagogues, a pu influer sur leur propre travail…

7. JOHN TILBURY/MARCUS SCHMICKLER : Variety
CD A-Musik
Encore de la musique pour piano : manière de rendre hommage à l’un des pianistes phares de ce « mouvement » qui n’en a jamais été un, John Tilbury, éminent interprète de John Cage et de Morton Feldman ; et surtout, de rendre justice à ce disque qui est pour moi l’un des exemples les plus réussis de mariage entre piano et électronique. C’est très gratifiant, le piano couplé à l’électronique, ça permet de produire à peu de frais des choses souvent belles, le risque étant de tmber dans la musique au kilomètre (c’est l’écueil qui peut guetter les productions de Brian Eno avec Harold Budd ou, plus près de nous, de Ryuichi Sakamoto, que ce soit avec Alva Noto ou avec Fennesz – productions que j’aime plutôt beaucoup, cela dit). Là, on a affaire àn une longue pièce d’une quarantaine de minutes, dans laquelle les traitements électroniques, dûs à l’immense Marcus Schmickler, sont parfois complètement imperceptibles, et viennent décupler de manière constamment suprenante les ressources de l’instrument. Une sorte de version contemporaine, et plus « pop », des pianos préparés de John Cage.

8. MARC LECLAIR : Musique pour 3 femmes enceintes (2005)
CD Mutek Records.
J’avais envie de mettre un disque de techno minimale, puisque l’on aime souvent à souligner – parfois de manière un peu exagérée à mon avis – tout ce que les musiciens techno doivent à la musique répétitive de Reich et consorts. Mais lequel choisir parmi la quantité de nouveautés qui paraissent quotidiennement en la matière , pas toujours très qualitatives dans la mesure où l’on a parfois bien du mal à les distinguer les unes des autres, et à y déceler une vraie originalité (cf. la récente collaboration entre Dave Clarke et Martin Gore) ? Autechre (de vrais génies visionnaires, dont le travail sur les rythmes est totalement envoûtant…) ? Plastikman ? Sascha Funke ? Riccardo Villalobos ?… Et puis je me suis rappelé de ce CD que j’ai longtemps écouté en boucle (forcément J), signé par Marc Leclair, plus connu des amateurs de musique électronique sous le nom d’Akufen. Voilà à mon sens un vrai exemple d’influence réussie – bien plus convaincant que le médiocre album de remix jadis consacré à Steve Reich, par exemple – des minimalistes américains sur la sphère électronique : elle est ici merveilleusement digérée – voilà un vrai bel album de musique ambient.

Au rayon « musiques actuelles », comme on dit, j’aurais pu également aller chercher du côté du post-rock : certains disques de Tortoise, Town & Country, de Radian ou des Rachel’s se nourrissent de manière évidente de cette musique minimaliste qui s’avère décidément très libératrice. Sans parler de Centenaire – les invités du prochain concert de la série « Alterminimalismes », le 12 janvier. Mais là encore, j’ai capitulé devant l’embarras du choix…

9. JOHN ADAMS : Shaker Loops pour septuor à cordes (1978)
CD New Albion, 1997
Encore un concert qui m’a laissé un souvenir inoubliable – il est vrai que c’est souvent en concert que peut le mieux se découvrir et s’apprécier la musique « contemporaine » : c’était à la Cité de la Musique, le 27 mars 2010, et cette pièce, que je découvrais, dirigée par John Adams en personne, dans sa version originale pour septuor à cordes (elle a été orchestrée en 1983), m’a complètement scotché. C’est une musique brillante et jouissive, parfois d’une virtuosité suffocante, à d’autres moments complètement étale et élégiaque… Un vrai voyage, qui donne envie de citer le titre d’une autre œuvre d’Adams : Short Ride in a Fast Machine. John Adams est un musicien extrêmement doué, qui a su, dans ses meilleures pièces, faire fructifier l’hértiage minimalisme pour le marier à une sensibilité qui prend sa source au début du XXe siècle – entre le postromantisme de Mahler et le motorisme dyonisiaque de Stravinsky ou de Bartók. Il ne faudra pas manquer la présentation, ce printemps au Théâtre du Châtelet, de son opéra Nixon in China – pour la première fois en France.

10. MEREDITH MONK : impermanence (2006)
CD ECM « New Series », 2008.
Meredith Monk, c’est un peu l’anti-John Adams. L’intériorité la plus pénétrante là où la musique d’Adams est brillante et « efficace » ; la parcimonie là où son cadet est nettement plus productif ; la « maverick », désespérément en marge des institutions de la musique « classique » (il faut dire que sa musique, jusqu’à une date récente, n’était pas notée, ce qui empêchait qu’elle soit jouée par un autre ensemble que le sien), face au symbole du Compositeur avec un grand « C » (même si, il faut bien le reconnaître, la figure de John Adams est encore loin de faire l’unanimité, en particulier en France, où la musique contemporaine tonale a toujours eu du mal à s’imposer – on aime bien, chez nous, les faux « débats » idéologiques – terme certes flatteur pour désigner ces querelles d’arrière-garde ou de cours d’école…).

J’adore Meredith Monk, j’admire la force et la vitalité qui se dégagent de sa musique comme de sa personnalité (j’ai eu l’occasion de la rencontrer à deux reprises – le dernier en date de nos entretiens est consultable sur mon blog). Pour moi, elle est tout simplement l’une des plus grandes artistes d’aujourd’hui, tant sa musique semble faire le lien avec l’être, avec des époques révolues, des temps immémoriaux et des continents lointains où l’on chanterait comme on respire… Ce cycle, marqué par la mort de sa compagne, et où l’on retrouve ce travail vocal (avec la voix tantôt parlée, tantôt chantée, tantôt murmurée, tantôt criée) qui a toujours constitué la colonne vertébrale de sa musique, est l’une de ses plus grandes réussites – même si l’on aurait pu citer aussi Dolmen Music, Turtle Dreams, son « opéra » ATLAS… A ceux qui s’intéressent à Meredith Monk, je conseille vivement le film que lui a consacré Peter Greenaway dans sa série Four American Composers (où figurent aussi Cage, Robert Ashley et Philip Glass) : un document passionnant.

J’avais commencé par un disque ECM, je finis par un disque ECM – et encore, je n’ai cité ni Arvo Pärt, ni Gavin Bryars, ni Keith Jarrett, ni Paul Bley, ni Garth Knox (que j’invite également aux Bernardins, le 7 juin – en attendant François Couturier à la rentrée)… La boucle est bouclée, c’est le cas de le dire ! »

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1 commentaire
  1. Énumération passionnante, et appelant un bon mois d’approfondissement. Maintenant je sais: les listes nous perdront.

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