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Archives Mensuelles: octobre 2011

On oublie trop souvent l’importance de certaines personnes passées dans une vie, puis ressorties trop vite : et l’on ne parle même pas ici d’histoires amoureuses, on pense essentiellement à quelques artistes, musiciens, qui ont bouleversé nos oreilles, nous ont fait croire au messie, avant de disparaitre, remplacés par d’autres prophètes éphémères. Pole, l’espace de 3 ou 4 albums, était le plus fidèle des compagnons, menant la musique vers son épine dorsale, faite de craquements et d’échos, de peu d’autres choses. Evidemment, de loin en loin, il était toujours là, mais, aujourd’hui, ce nouveau maxi réchauffe profondément notre amour pour lui. Renouant avec cette façon tout électronique de diluer le temps en y ajoutant des grains de bois fendus, des sonorités qui craquent (comme des doigts, comme des vieux livres au papier qui se fige). Ici, trois morceaux aux rythmes gelés, confits, mais en même temps, très élevés, pointant vers une énergie nouvelle, une joie retrouvée. Celle de se promener dans les bois ? C’est un peu cela, peut-être, qui se joue ici : le sentiment de perte entre des arbres que l’on connait mais qui forme un labyrinthe dont on n’a jamais retenu le chemin de sortie, de peur d’arriver en s’en extirper. Restons coincés là, on y est bien, à défaut d’être mort ou vivant.

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