Deep End, à ne pas manquer, dans un cinéma près de chez vous

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4 commentaires
  1. miliani a dit:

    Inratable… J’ai eu la chance de le revoir avec skolimowski et ses comediens!

  2. monstermovie a dit:

    Un chef d’oeuvre ??? Faut quand même pas déconner les mecs !!!

  3. robert a dit:

    Si on peut le dire, un chef d’œuvre (tout dépend de l’accentuation et de l’emphase mise dans la prononciation). Très franchement, concernant les films de cette période, sur le « swinging london » et la culture Pop, c’est le seul à avoir très bien vieilli sans tomber dans la farce post68tarde, les naïvetés libertaires, la frénésie un peu bébête. Je le préfère largement par exemple au « Blow Up » d’Antonioni. La notion de chef d’œuvre est relative mais c’est assurément une œuvre maîtresse dans la filmo de Skoli à placer à côté de ses plus grandes réussites : dans une certaine mesure son excellent film de fin d’étude « Signe particulier néant », « Travail au Noir » (qui ressort également en copie neuve à ne pas manquer), « Le Bateau Phare », « Quatre Nuits avec Anna » et éventuellement le controversé « Essential Killing ». Ce qui le démarque certainement des productions de l’époque, ce sont sa beauté plastique, son humour tragi-absurde toujours sur le bord du grotesque, sa perversité aussi. Contrairement à tous les récits d’apprentissage (ici sexuel puisque Skoli le place sans pudibonderie sur ce terrain-là), Skolimowski évite tous les clichés du thème archi-rebattu des chroniques ado et post adolescentes, le sentimentalisme en premier lieu et le manichéisme des personnages. Ici difficile de dire qui est le plus pervers des deux personnages surtout quand s’amorce la plongée du garçon de bain dans la folie la plus obsessionnelle. Pour autant le film reste très enlevé et impétueux, porté par la grâce juvénile et parfois maladroite de son interprète, sans pathos ni larmoiement, plus proche d’un portrait burlesque et d’une rêverie onirique. Cette approche lui donne une assez grande sincérité et justesse alors que les films plus conventionnels sur le même thème paraissent infiniment plus affectés et artificiels. C’est certes un film dispositif, sans grande densité narrative mais il y a une virtuosité de mise en scène et en espace peu courante, sans parler de sa « picturalité » très pop. C’est une redécouverte incontournable avec le « Taking Off » de Milos Forman, premier feux pour l’un et pour l’autre d’une carrière internationale souvent décevante. A noter que l’éditeur DVD Malavida a réalisé la restauration du « Départ » autre rareté de Skolimowski avec JP Léaud…

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