J’écoute Shadowland de Barn Owl

La typographie grise et quasi argentée, sur fond noir, évoque instantanément les premiers disques de Nirvana, avant Nevermind. Mais, le dessin qui fait office de pochette dit bien que nous ne sommes plus en 1990 mais en 2011, année où l’abstraction organique, les collages et les peintures, les dessins l’emportent sur les photos rock – au moins dans les disques qui m’interpellent. Ici, d’ailleurs, on est plus proche de Earth que de Cobain, avec une continuation de ce que Barn Owl a déjà développé sur une poignée d’albums. Celui-ci est court, fait suite à leur beau et cosmique Ancestral Star, à propos duquel je les interviewais récemment. Sans doute plus instinctif, plus mélancolique, ralenti et triste que le précédent disque, Shadowland s’ouvre sur une série de notes monotones, qui planent doucement, et se dévoile progressivement plus dense et tendu. Monolithe se dépeçant lui-même, Shadowland brille en diffusant une légère réverbération élégiaque, belle et tendre, réchauffant doucement les synapses à la manière d’un soleil pastel. Barn Owl jouera à Saint Ouen bientôt, avec Jefre Cantu-Ledesma et Stephen O’Malley.

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2 commentaires
  1. jlle a dit:

    Personne n’écoute Barn Owl ? Tout le monde veut gagner un CD & un fanzine ?

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