Une vie aussi étrange qu’un complot

Toujours été fasciné par Felt, et ce morceau, à la si longue introduction, jusqu’au moment où Lawrence se met à chanter, élevant plus encore la tension, menant à l’instant, quelques secondes plus tard et plus énigmatique encore, où arrive la voix de Liz Fraser. Avec cette construction tout en élévations bancales et équilibristes, Primitive Painters sortait d’un ailleurs, n’appartenait pas à la masse des morceaux de l’époque, même si l’on y trouve des traces de Cocteau Twins et un appel vers ce qui sera ensuite du shoegazing. Pour autant, il y a là quelque chose de lyrique (mais modeste) et exaltant, en forme d’estrade supplémentaire pour Felt, qui, pensait-on, voguait vers la gloire – alors même que ce n’était qu’une marche de plus vers une disparition programmée.

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6 commentaires
  1. virani a dit:

    je partage ta fascination pour Felt. Mais pourquoi tu as tagé « manic street preachers » ? Ils avaient un lien avec ce morceau ?

    • jlle a dit:

      Les Manic Street Preachers ont interprété ce morceau. Il en existe une version en bonus de l’édition nipponne de « Journal for Plague Lovers ».

    • CroCnique a dit:

      Super, non ?!

      • joseph a dit:

        splendide

  2. virani a dit:

    Merci !

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