Je suis dans A Grey And Muddy River d’Emmanuelle Pidoux et Frédéric Fleury

Epais volume composé de photographies (celles de Fleury) faisant écho à des dessins (ceux de Pidoux), qui se consulte comme un ouvrage fantôme – ou plutôt crépusculaire, dont on aurait ôté quasiment tous les corps (comme un miroir négatif du récent Hillbilly Heroin, Honey), histoire de saisir une vie à l’abandon : vie organique ou urbaine, peu importe. Ce qui est tissé dans ce livre, c’est un dialogue à trois : entre les deux auteurs et leur vision d’un monde qui se défait et dont les images les plus vives n’ont plus d’identité formelle. Photo ou dessin ? Peu importe, ce qui compte, c’est la dévastation, des paysages et des sentiments.

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1 commentaire
  1. ff. a dit:

    Beau.

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