J’écoute Up Here In The Clouds de Cindytalk

Cindytalk existe depuis plusieurs années, mais je ne m’y étais jamais vraiment arrêté longtemps. Cet album est sorti il y a un ou deux mois déjà, et parfois, c’est juste bien comme ça : découvrir les disques, et la musique, après les sorties officielles, en prenant le temps. Le temps de s’y intéresser, le temps d’écouter aussi. Le temps, c’est ça qui manque. Mais c’est surtout cela que prend ce disque : l’attention suffisante pour écouter neuf vignettes sonores formant un ensemble cohérent et pénétrant, qui n’a pas vraiment de liens sonores avec ce qui s’entend ces jours-ci, aurait pu être enregistré il y a 10 ou 15 ans, arrive aujourd’hui comme un film en noir et blanc étranger dans un monde qui n’attend que la 3D. Ce qui est donné à entendre, ce sont ainsi de petites pièces atmosphériques, mêlant bruits et craquements, sons électroniques, samples minuscules, bruits électroniques, mélodies diffuses, fragmentaires. Très souvent, surgit l’impression d’écouter un disque noise, mais pris de loin, comme filtré par la distance, noyé dans l’atmosphère, rendu serein par son éloignement sonore même. Il y a là quelque chose de nostalgique et désuet, habité par une mélancolie inachevée.

6 commentaires
  1. eyeless a dit:

    … moi c’est vraiment un de mes groupes cultes, découvert comme beaucoup de gens de notre génération avec This Mortal Coil … j’ai épuisé le premier album à une époque où ça n’allait pas vraiment : c’est sans doute l’album le plus poignant et sombre que je connaissance (on en connais pourtant quelques uns …). Je le remet pas facilement sur la platine mais son souvenir me hante encore aujourd’hui. Surtout à l’époque du deuxième Gordon Sharp m’ouvrait les portes de beaucoup de ce que j’ai écouté jusqu’à aujourd’hui, un premier disque rêche et abrasif, violent et sourd un deuxième ambiant, perdu, presque abstrait ponctué par une des plus belle chanson du monde. Après ces disques ont été plus compliqué à dénicher. Et après un silence de près de 10 ans, je l’ai retrouvé l’année dernière, chez Mego et à Paris lors d’un concert incroyable d’intensité et d’émotion. Et que dire de sa voix pourtant presque absente de ses deux derniers disques ?

  2. Kader a dit:

    U2
    I threw a brick trough the window
    Pour
    Talk
    Talk
    Talk
    En meme temps,je mate des photos de la vallée du hadramaout
    C’est à dire
    La vallée de la mort
    Là d’ou vient
    Talking

  3. Kader a dit:

    Nous ne sommes pas en 2010
    C’est à partir du moment ou la lumiére s’est allumé dans le ventre de la mére de Mohamed qu’il faut calculer
    Aprés
    Il faut calculer combien il reste
    What did you see her?
    Wilderness
    Joy Division
    Le temps était là avant
    Tout est faux içi
    Putain

  4. Cynndilooper a dit:

    Kader, arrête de te la péter Antonin Artaud et va réviser ton bac.

  5. « …découvrir les disques, et la musique, après les sorties officielles, en prenant le temps…. » et « …Le temps, c’est ça qui manque….. » =
    * Je suis entièrement d’accord avec toi !

    Perso, sur mon blog, je ne m’astreins pas à coller à l’actu, d’être même en avance sur les sorties. Je parle des disques quand JE LES AIS DIGÉRÉ, quand je sens que j’ai quelque chose à dire dessus. Bien sûr, des fois je suis raccord niveau temps. Pour exemple, je n’ai toujours pas parlé du dernier d’ARCADE FIRE que pourtant j’adoooooore (malgré les polémiques ça et là).
    De même que j’ai juste évoqué The National alors que « High Violet » est LE disque que j’ai le plus écouté cette année. Je n’ai pas encore écris mon big papier sur eux !!!

    Comme tu le disais déjà dans un post qui m’avait marqué (il y a peu), on manque de temps, on ne prend plus le temps. De plus, beaucoup trop de nouvelles sorties musicales et des disques demandent du temps !! Comme pour l’info : « trop d’albums tue l’album » !!

    A + +

  6. apollo 13 a dit:

    arcade fire ?? the national ??…t’es sûr d’être au bon endroit là Francky ? 🙂

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