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Archives Mensuelles: janvier 2010

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Deuxième numéro, un an après le premier, de cette série au format à l’italienne, dont la confection évoque la série de Chris Ware, Acme Novelty Library : même sens de la narration graphique, mêmes recherches dans plusieurs sens, mêmes thématiques explorées dans plusieurs historiettes qui n’ont a priori rien à voir et se suivent entre les numéros. Pour le moment, tout ça est en anglais, et je ne sais même pas à quoi ressemble John Pham. Je suis juste heureux d’avoir ses livres, qui valent ce soir tous les prix des meilleures BD du monde.

Redhotcar est habitué d’un autre blog. Il m’a envoyé une liste de morceaux des années 2000 regroupés sous l’intitulé « ballades digitales ». Je n’avais jamais pensé à ces années-là sous ce terme, mais je le trouve plutôt sympathique. Je publie ici sa liste de morceaux. Elle en dit un peu sur la polyphonie des noughties, surtout lorsqu’on la confronte aux autres listes déjà publiées ici tout au long de janvier.

squarepusher – my redhotcar (girl)
girls on top (aka richard x) – i wanna dance with numbers
smash tv – confused
luomo – tessio
superpitcher – tomorrow
sirius mo – meine welt
jurgen paape – so weit wie noch nie
france copland – pute & mac
schneider tm – frogtoise
akufen – even white horizons
chloé – i hate dancing
ddamage feat. tekilatex – boyz just wanna have fun
m83 – run into flowers (midnight funk remix by jackson)
soft pink truth – acting crazy
ellen allien – wish
zoot woman – taken it all (todd edwards soul line radio vocal remix)
joakim – teenage kiss
aoki takamasa – see that girl
michael mayer & matias aguayo – slow
daft punk – make love
vegastar – elle blesse (para one remix)
uffie – pop the glock
soundstream – live goes on
the field – a paw in my face
domotic – there may be a tiger
jimmy edgar – turn you inside out
audiogarde – something wrong
daedelus – my beau
tensnake – congolal
nil – comme un printemps
ben klock – ok
gonja sufi – holidaze
tony lionni – found a place

Le festival d’Angoulême a lieu des jours-ci. Une bonne occasion pour publier une liste de mes bandes dessinées préférées de ces 10 dernières années, et vous rappeler l’existence de ce livre. J’ai commenté pour Discipline in Disorder une dizaine de livres tirés de cette liste.

Tatsumi – A drifting Life
David Mazzuccheli – Asterios Polyp
Charles Burns – Black Hole
Monsters – Mat Brinkmann
Joe Daly – Red Monkey
Conrad Botes – Rats & Chiens
Anthologie Kramer’s Ergot 4-6
David Heatley – J’ai le cerveau Sens dessus-dessous
Rory Hayes – Where Demented Wented
Ivan Brunetti – Schizo 4
Rutu Modan –  Exit Wound
jeffrey brown – clumsy
Maruo – Yume No Q Saku
Winshluss – Pinocchio
Marjane Satrapi – Poulet aux Prunes
Galid et Gilat Seliktar – Ferme 54 –
Frederik Peeters – Lupus
Jerry Moriarty – The Complete Jack Survives
Ron Regé Jr – Against PAin
Philippe Dupy – Hanté
Charles Berberian – Sacha
Yokoyama – Jardins
Shinichi abe – Un gentil garçon
Daisuke Ichiba – Ezumi
Hugues Micol – Séquelles
Mizuki – Opération Mort
Igort – Sinatra
Hanawa – Dans la Prison
Anthologie de dessin – Nazi Knife
Anthologie de dessins – Frédéric Magazine
Blutch – C’était le bonheur
Tsuge – L’Homme Sans Talent
Serge CLerc – Le Journal
Chris Ware – Acme Novelty Datebook 1 & 2
Joe Sacco – Gaza
Adrian Tomine – Loin d’être parfait
Alec Longstreth – Phase 7
Seth – George Sprott
Blexbolex – Saisons
Atak – Kub
Joe Sacco – Gaza 1956
Sammy Harkham – Poor Sailor

Vous n’avez pas encore 20 ans et puis, soudain, vous en avez presque 40 et l’on réédite les disques que vous pensiez encore à peine sortis, si neufs et vifs dans votre esprit qu’ils n’ont pas encore tout à fait atteint votre mémoire, vos souvenirs. Voir arriver un paquet de rééditions des trois albums de Galaxie 500 procure une étrange sensation, comme si je n’avais jamais cessé de goûter à la même madeleine de Proust depuis 20 ans et que d’un coup son goût érodé revenait, violent. La première fois que j’ai acheté un disque de Galaxie 500, c’était parce que ce groupe jouait calmement, tristement. C’était « du Sonic Youth en plus lent » m’avait-on affirmé et je n’en suis jamais tout à fait revenu. La cassette de leur deuxième album, On Fire, passait en boucle dans ma chambre et le moment du dernier morceau, Isn’t it a pity (reprise de George Harrison), était d’un effet magique. La face A de leur premier, Today, en vinyle, était la plus parfaite que j’avais jamais entendue, avec sa reprise de Jonathan Richman en plein milieu, Don’t Let Our Youth Go To Waste – un programme auquel nous nous sommes tenus, fidèlement. Le troisième album, This Is Our Music, était moins emballant, plus hivernal et fermé. Mais, revoir la pochette d’On Fire, avec la boucle d’oreille de Naomi en spirale hypnotique  me rappelle à quel point je portais fièrement le t-shirt où était reproduite la même image. Domino réédite les albums du groupe, avec quelques faces B en plus : cette musique, dans mes oreilles, est toujours, encore, céleste au possible.

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