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Archives Mensuelles: novembre 2009

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Toujours impossible de savoir qui se cache derrière Eleh, mais avec les mois, les disques successifs se dévoilent de plus en plus beau. Et celui-ci, un vinyle sorti chez Touch, dont Eleh n’occupe qu’une face, est le plus beau de toute la série. Petit rappel : Eleh compose des drones dans une lignée fidèle à La Monte Young, mais aussi à la synthèse analogique primitive. Formés de longs morceaux monolitihiques, dont on a tout retiré, sauf le coeur palpitant, les
albums d’Eleh oscillent invariablement entre la peinture sonore captivante et le bruit cosmique capturé par hasard. Le morceau livré ici a quelque chose en lui de plus romantique que ses prédécesseurs : il est fourni avec une mélodie, un semblant de rythme, qui ne varient qu’avec une lenteur vague. Un disque supplémentaire difficilement écoutable sur ipod. Il faut au contraire le laisser vivre hors des écouteurs fermés : il embellit et propulse gracieusement les endroits où il est diffusé.

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