J’ai moins de poils dans le dos que Fabulous Diamonds

Depuis quelques jours, je n’écoute que des bons disques ou des disques qui me plaisent presque tous instantanément : le CDR de KTL, l’album de Suarasama, celui de Spykes. Et maintenant, celui-ci : un disque court (12 minutes par face, 6 ou 7 morceaux au total), enregistré par un duo de Melbourne, Fabulous Diamonds. Le disque est édité par les américains Siltbreeze (Dead C a sorti des disques chez eux, pour ceux qui connaissent cet excellent groupe).

Fabulous Diamonds joue avec des orgues, un saxophone en arrière boutique, du rythme, pas mal de delays partout, des voix un peu âpres qui évoquent Pram en moins énervant, des grooves qui hésitent entre Liquid Liquid et Can ou Terry Riley époque mescaline, mais coupée avec de la vieille bière. Les compositions s’arrêtent vite, du coup, je retourne les faces pour replonger de l’autre côté, je le fais sans arrêt, par moment, je me trompe, je remets le même bout. Je ne sais plus où j’en suis. La beauté de ce groupe réside dans son sens de la temporalité, sa façon de savoir s’arrêter et de m’obliger à ne pas le quitter, comme un livre trop court qu’on relirait sans cesse pour comprendre ce qui nous aurait échappé la première fois.

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