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Archives Mensuelles: octobre 2008

L’univers du Japonais Suehiro Maruo est assez envoûtant, souvent aux limites du trouble et des représentations plutôt extrêmes. Plusieurs de ses livres sont disponibles en français, édités dans la première moitié des années 2000, mais plus rien depuis deux ans, je crois. Il faut au moins lire ceux qui ont été édités par le Lezard Noir : www.lezardnoir.org

En France, cette série est très mésestimée. Personnellement, je n’en mets aucune au-dessus : c’est une leçon permanente d’écriture, d’invention, de perfection dans le ton, les images, le montage, le temps accordé aux histoires. Et y voir d’un coup Nancy Sinatra est une surprise assez géniale.

Album vinyle sorti sur le terrible label Ultra Eczema, avec une fabuleuse pochette en sérigraphie. Le disque reprend des enregistrements faits dans plusieurs endroits, dont les Instants Chavirés où Wiese a joué l’an dernier. Le concert était vraiment mémorable, court et parfait. Le disque est fait de la même matière : beaucoup de silences, de temps suspendus, qui laissent place à des crissements, des constructions fines au scalpel, des instantanés qui surgissent et disparaissent aussitôt.

Si vous aimez votre hip-hop servi avec une dose savante de bruit sombre, de chaos bien organisé, de rythmes presque baroques, de basses post-gothiques, si vous aimez la musique tout court, et que vous avez envie d’écouter autre chose que du hip-hop au kilomètre, anodin et banal, allez voir ce festival. Ce sont des copains qui l’organisent, et si on ne faisait pas confiance au goût de ses amis, à qui pourrait-on vraiment se fier ?

Secrets of the Sun est un des disques de Sun Ra les plus rares. Ou en tout cas, un de ceux qui n’ont jamais été réédités en CD, bien que datant des années 60 – période dont presque tous les enregistrements pour le label Saturn sont disponibles en CD. Secrets of the Sun est une bonne porte d’entrée dans l’univers multiforme du bonhomme : une collection de morceaux, entre jazz et musique cosmique, certains inondés de la réverbération artisanale que le groupe utilisait dans les années 60, d’autres, plus directs et enlevés. Il y a surtout une version primitive de Love In Outer Space, grand hymne méconnu écrit par Sun Ra et repris plusieurs fois, mais jamais avec cette même incision brutale. Je n’ai pas encore la réédition, mais il parait qu’elle comporte des inédits. J’ai hâte.

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