Je regarde ce disque : Body Melt de Daniel Menche

Après le festival Présences électroniques du GRM, à la maison de la Radio, écouter Daniel Menche est une suite logique. Surtout ce disque, qui sonne comme un mélange entre les moments les plus abrasifs de la musique concrète classique et les instants les plus mélancoliques (s’ils existent) de la musique noise. Je ne sais pourquoi ce disque me plait : pour beaucoup, il serait inaudible, insoutenable. Mais je suis heureux de l’avoir trouvé (même si je n’ai pas l’édition en vinyle blanc, limitée à 100 exemplaires, tant pis pour la taxidermie). Et surtout, je suis très heureux de le posséder pour sa pochette dessinée par Emily Hyde, dont j’ignore tout mais dont j’adore le trait. Je n’ai pour le moment vu ses dessins que sur des pochettes de disques (Elle a aussi illustré un Cd de Menche, Glass Forest, sorti en même temps que le vinyle Body Melt et peut-être plus accessible, plus contemplatif presque, et minimaliste vers sa fin, qui évoque le spectre d’un Steve Reich anémique). Il y a en tout cas dans le trait d’Emily Hyde quelque chose de végétal et de gothique, d’organique et de cadavérique. Son encre me ravit et me fait peur, m’évoque l’univers d’une autre habituée des pochettes noise, Megan Ellis (http://www.meganellis.net/).

J’ai hâte de continuer à tomber par hasard sur les pochettes qu’elles illustrent et découvrir, par leur biais, d’autres disques intenses, denses, colériques, décapants.

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