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J’ai rencontré Taylor Burch le mois dernier à Paris lorsqu’elle y était de passage avec Tropic of Cancer : elle y tenait la basse et semblait droit sortie des Nuits de la Pleine Lune croisées avec Body Double. Plus tard, après le concert, j’ai appris qu’elle avait son propre groupe, DVA Damas, qui a sorti un 25cm très post-punk et noir sur le chouette label Downwards. En ce moment, elle en prépare un autre, tout en continuant à jouer sur scène avec Tropic of Cancer. L’autre jour, je lui ai demandé si elle avait envie de faire une mixtape pour ce blog, ce à quoi elle a répondu illico et envoyé son mix quelques jours plus tard. Voici ce qui le compose et qui sera aisément reconnu par les plus new wave / new rose d’entre vous :

New Age – Chrome
More Than a Party – Depeche Mode
Feathers-Oar-Blades – Cocteau Twins
Back in Flesh – Wall of Voodoo
China Rock – Florence Pepper
Twist – Tones on Tail
Computer Blue – Prince
Due Contro Cinque – Ennio Morricone
Turn the Heater On – New Order
Taboo – Gene Summers
Foretold – Death in June
16 Days Reprise – This Mortal Coil
Hair of the Dog – Bauhaus
Grey Wave City – Bubonic Plague
Silent World – Modern English
Catman – The Birthday Party
Camel Walk – The Saxons
White Life – The Names
Take It All – Yello
Navajo Joe – Ennio Morricone

Et il est à télécharger par ici.

J’ai rencontré Matthieu, qui utilise le pseudo Eyeless, grâce aux échanges faits sur ce blog. Sa passion pour Eyeless In Gaza m’a de suite intrigué et inspiré du respect – j’en ai toujours pour ceux qui se passionnent pour un artiste que beaucoup considèreraient mineur, mais qui leur semble, à eux, essentiel, vital, indispensable. J’ai demandé à Matthieu de faire une sélection de morceaux du groupe, pour les lecteurs de ce blog. Il s’est prêté au jeu, a livré des morceaux commentés, avec des liens. Il ne m’en voudra pas, j’espère, d’avoir choisi d’illustrer son post par une pochette qui est sans doute celle d’un des disques de ce groupe qui m’a le plus marqué, même si je n’ai pas sa connaissance de toute leur discographie. Et pour ceux qui l’ignorent, le nom du groupe vient d’Aldous Huxley. En attendant de le lire, je laisse la parole à l’invité du jour :

« Eyeless In Gaza est entré dans ma vie sans y prendre garde après l’achat d’un disque à la pochette naïve et plutôt laide (on y voit une jeune fille de dos tenant une colombe dans les mains) découvert via une pub dans les Inrocks à la fin des années 80. La citation de Musset  (‘les chants désespérés sont les chants les plus beaux…’ ) ainsi que le titre du disque Transcience Blues m’avait à l’époque attiré. Pourtant je ne suis pas rentré tout de suite dedans, la voix de Martyn Bates au début m’avait rebuté, deux des titres étaient même a cappella, un ami pas très fin m’avait même dit qu’elle ressemblait à celle de JJ Goldman.  Pourtant  ces mélodies simples, ces orgues remplis de réverbération et de religiosité, ces rythmes de guitare si particuliers m’ont rapidement absorbé. Et puis j’ai succombé à la voix de Martyn Bates, cette voix tour à tour blessé et pleine de rage, pleine de tristesse et de tendresse. Une voix unique. Beaucoup d’autres voix me touchent, comme ça sans trop réfléchir, celles de Scott Walker, Peter Walsh, Gordon Sharp, David Sylvian, Nick Drake, Ian Curtis ou Robert Smith mais pas autant que celle de Martyn Bates. Je m’y sens tout de suite chez moi, elle me berce, m’apaise, me noie, m’absorbe. Et très souvent me bouleverse comme au premier jour. 
Ce disque a marqué le début d’une longue quête pour retrouver les divers enregistrements de ce groupe qui s’était alors séparé en 87 après une poignée d’albums pour Cherry Red. Internet n’existait pas à l’époque, il fallait écumer les disquaires parisiens, les conventions du disque,  les magasins d’occasion en Angleterre ou en Belgique. Beaucoup des lecteurs de ce blog ont sans aucun doute vécu ça. Ca fait partie des plus beaux moments de ma vie de mélomane, le cœur battant en arrivant à la lettre E dans le bac d’un disquaire. Et parfois l’extase et la consécration …  
Le groupe, un duo (la formule magique),  s’est reformé en 91 et est toujours actif aujourd’hui mais il est assez difficile de trouver leurs disques disséminés chez de nombreux petits labels.
Tout en gardant un ‘son’ facilement reconnaissable, Eyeless In Gaza et les nombreuses collaborations de Martyn Bates n’ont cessé d’explorer de nouveaux territoires, rendant difficile voir impossible de dresser un panorama en quelques chansons. Rétrospectivement il est troublant de voir que le groupe a aussi accompagné ou anticipé l’évolution de mes goûts musicaux, l’électro-pop, le folk, la pop, la musique expérimentale, la musique minimaliste, la dream-pop, la musique isolationniste, le drone, le folk psyché voir le dark folk …  il y a peu de tout ça chez Eyeless In Gaza, il y a aussi cette idée issu du punk qu’on retrouve dans quasiment toute leur discographie : la première idée est la bonne et doit être enregistré rapidement. Tous leurs disques sont ainsi imparfaits. Bruts. Ils n’en sont pas moins essentiels.
Je n’aime pas parler d’héritage mais pour ne citer qu’un seul groupe, je vois beaucoup d’EIG chez  Boards of canada, un autre duo que je vénère … mais sans doute n’est ce que mon imagination. »

Invisibility – 1981
Cette chanson extraite du deuxième EP d’EIG reste encore aujourd’hui l’une des mes préférée du groupe. J’adore tout. Le décalage de tempo, simplement magnifique, le chant de Martyn Bates, tendu,  nerveux, désespéré, la puissance, la force, l’émotion dégagée par ce morceau enregistré d’un bloc comme si cela devait être le dernier.

Fever Pitch and Bite – 1982
Si on devait définir la synthèse de la période 80-87 d’EIG cela pourrait être ce morceau (je l’ai préféré à  Transcience Blues, Light of april ou Eyes of beautiful losers plus connus mais tous aussi merveilleux), une musique légèrement mystique, fragile, rêveuse.  Le chant de Martyn Bates est alors en pleine transition, le phrasé haché et écorché des deux premiers albums cède la place à plus de recueillement et de profondeur.

Scent on evening air – 1983
Ce petit joyau se trouve en face B du seul véritable ‘tube virtuel’ d’EIG (New Risen) alors en quête de succès. Difficile de faire moins commercial sur l’autre face,  il est assez caractéristique du groupe ainsi que de certains albums  solos de Martyn Bates (les deux Letters Written en particulier). Une ritournelle minimaliste à l’orgue inquiété par des vibrations et des percussions lointaines accompagne un chant résigné à la limite de l’effacement.

Pearl and pale – 1983
Je tenais à évoquer le côté ‘poppy’ ou ‘catchy’ d’EIG  même si ce n’est pas forcément les morceaux que je préfère aujourd’hui, New Risen ou Veil like calm auraient été plus évidents mais ce morceau est particulièrement réussi, on y retrouve le son de guitare unique du groupe accompagnant un chant enflammé, à la limite de la préciosité. Les arpèges de guitare du morceau rappellent très très fort Felt non ?

You so secret – 1988
Pendant la période de repos d’EIG, Martyn Bates enregistre une poignée d’albums assez boisés, inspirés par le folk anglais dont il a été nourri (Mac Carthy en particulier) et de ses deux idoles Nick Drake (dont il reprendra Know sur la compilation Brittle days ainsi qu’une démo de Way to blue) et Tim Buckley , ultimes tentatives de reconnaissance avant de larguer définitivement les amarres à partir des années 90

The Cruel Mother – 1997
En 1994 Martyn Bates débute une collaboration avec Mick Harris (Scorn, Lull, Napalm Death)  le temps d’une trilogie intitulée Murder Ballads (un autre artiste australien leur reprendra l’idée un peu plus tard). Extrêmement dérouté à l’époque il m’a fallu du temps pour rentrer dans ces albums austères, sombres, monolithiques  dont j’ai eu la chance d’en voir une performance live en 1999, on le sait cette musique se vit avant se s’écouter. C’est ce jour là sans doute que mon adolescence s’est terminée lorsqu’enfermé seul dans ma voiture j’ai pleuré de longues minutes ému d’avoir vu et entendu Martyn Bates pour la première fois …

Hunger Song – 1994
Un morceau tiré de Saw you in reminding pictures pour aborder une autre facette qui traverse la discographie d’EIG et inhérente à leur manière de travailler, l’improvisation.  Présente dès les premiers EP et sur la quasi-totalité de Pale hands i love so well et de SYIRP , cette liberté toute sauf gratuite et vaine amène au contraire EIG vers encore plus de profondeur.

Monstrous Joy – 1996
Un morceau à la fois triste et entrainant (même si New Order reste maître sur ce terrain), il y a un côté travaillé assez étonnant de leur part mais j’adore la puissance dégagé par  ce morceau.

The mountain tomb – 1997
Ce morceau caché (pour des problèmes de copyright je crois) à la fin d’un album solo de MB composé essentiellement au banjo est tiré d’un poème de Yeats et c’est juste merveilleux.  Je ne vois vraiment rien à ajouter.

The lonely wanton – 2000
On sent vraiment sur ce morceau une greffe entre le travail de MB avec Mick Harris et la comptine susurrée qui parsème la discographie d’EIG.  La voix très en avant et les nappes dark se marient ici à merveille. C’est fabuleusement obscur et envoutant.

The Devil in the grain – 2001
A partir de 1998, Martyn Bates a enregistré quelques albums avec Alan Trench (Orchis, Temple music) sous le patronyme de 12000 days dans une veine dark-folk. Ce morceau très réussi n’est finalement pas très éloigné des albums de Six Organs of Admittance enregistré à la même époque.

Mad as the mist and snow - 2006
Ce sublime morceau est tiré d’une collaboration entre Martyn Bates et le groupe dark-ambient allemand Troum.  Il prolonge l’expérience débuté avec Mick Harris mais avec un supplément de beauté glaciale. L’ombre de Slowdive accompagne le chant sans cesse changeant de Martyn Bates.

Five songs – 2008
Pour terminer un instrumental, à la fois urbain et bucolique tiré du dernier album d’EIG en date. Cela semble aller nulle part, pourtant cela me rappelle toute la richesse du monde. Toute la richesse du son. Et puis que le monde serait beaucoup moins beau sans Eyeless In Gaza …

La suite bientôt pour les lecteurs de Wire … »


Maxime avait déjà offert à ce blog une playlist / mixtape estivale, il y a un an. Il récidive ce mois-ci avec une sélection impeccable de morceaux qui forment un beau portrait en mosaïque musicale composée de héros méconnus, des années 1969 à 1974, avec une incursion en 1956 et une autre en 1976.

Sa sélection se télécharge par ici et en voici le tracklisting :

01. Ike Turner & His Kings of Rhythm, Black Beauty (« A Black Man’s Soul »,1969)
02. Jim Ford, Spoonfull (« Harlan County », 1969)
03. Black Merda, Cynthy-Ruth (s/t, 1970)
04. The Staple Singers, Long Walk To D.C. (« Soul Folk In Action », 1968)
05. Bobak, Jons, Malone, Wanna Make a Star, Sam (« Motherlight », 1970)
06. Hill, Barbata & Ethridge, Big City (« L.A. Getaway », 1971)
07. Evie Sands, I’ll Hold Out My Hand (« Any Way That You Want Me », 1970)
08. Tommy Flanders, Sleepin’ (« The Moonstone », 1969)
09. Billy Vera, I’m Leavin’ Here Tomorrow, Mama (196?)
10. The Spike Drivers, Sometimes (s/t, 1968)
11. Doug Sahm, Blues Stay Away from Me (« Doug Sahm & Band », 1973)
12. Barry Goldberg, Life’s Fantasy (s/t, 1974)
13. Mark-Almond, The Little Prince (« Rising », 1972)
14. Satwa, Valsa Dos Cogumelos (s/t, 1973)
15. Stone Harbour, Dying To Love You (« Emerges », 1974)
16. Terry Melcher, The Old Hand Jive (s/t, 1974)
17. Gary Farr, In The Mud (« Strange Fruit », 1970)
18. Bobby Charles, Homemade Blues (s/t, 1972)
19. Jack Kittel, Psycho (1973)
20. Arthur, Pandora (« Dreams And Images », 1967)
21. Biff Rose, More Than He Does (« Roast Beef », 1976)
22. Bob Lind, Counting (« Don’t Be Concerned », 1966)
23. Vince Martin, Snow Shadows (« If The Jasmine Don’t Get You… The Bay Breeze Will », 1969)
24. Tom Vlasman, Pale Blue Eyes (Velvet Underground) (« White Room with Disintegrating Walls », 1970)
25. Sylvia, Not on the Outside (« Pillow Talk », 1973)
26. Janey & Dennis, Northern Boy (s/t, 1970)
27. Peter Kelley, High Flyin’ Mama (« Path of the Wave », 1969)
28. The Kossoy Sisters with Erik Darling, In The Pines (« Bowling Green », 1956)
29. John Prine, Angel from Montgomery (s/t, 1971)
30. David Blue, Looking For A Friend (« Stories », 1971)

Après un premier essai très « neurasthénique » et inspiré par le milieu de cet été , suivi d’une riposte cool de mon homie Crocnique, voici une nouvelle salve : un autre summer mix fait entre deux, avec l’ordinateur qui crache ce qui lui reste dans le disque dur, le vent dans les oreilles, la montagne en face. J’ai appelé ça « a dream of Georgia cotton & a California wife » d’après un morceau qui m’obsède en ce moment, pas vraiment relevé le niveau question « absence totale de rock festif et pop estivale », ce que prouve le tracklist que voici :

Pacific – Mineral (Creation)
Oren Ambarchi – Mort Aux Vaches track 4 (Mort Aux Vaches)
The Alps – Instant light (Mexican Summer)
Mass – Mass (4AD / Desire RE)
Mickey Newbury – San Francisco Mabel Joy (Drag City RE)
Keith Fullerton Whitman – Generators 1 (Root Strata)
In Camera – Fragments of Fear (4AD – Desire RE)
Slowdive – Crazy For Love (Creation demos bootleg)
Opal – Harriet Brown (Rough Trade)
Raime – Retread (Blackest Ever Black)
White Hills – Polvera Di Stelle (Thrill Jockey)

Et ça s’écoute / télécharge par ici, de préférence au moment de la sieste. La photo est de Bruce Davidson, dont le Subway est réédité fin septembre par Aperture.

Nouveau venu (au moins chez moi) parmi les labels d’ici qui pourraient aussi bien être de Los Angeles, Hands In The Dark a déjà sorti quelques jolis disques et m’a fait le plaisir de composer un mix spécialement pour ce blog. Vous pouvez en télécharger tous les titres par ici ou juste l’écouter 

Et en écoutant le mix, vous pouvez aussi lire les commentaires livrés par le label :

Infinite Body « Dive »
Parfaite intro pour ce titre issu du prodigieux album « Carve Out The Face Of My God » paru l’an dernier sur Post Present Medium. L’ambient-Drone-Synthétique de Kyle Parker, jeune rescapé de la Harsh Noise californienne… Tout simplement fascinant!

Cankun « Your Fingers The Snakes » (HITD 004)
Découvert par hasard une nuit d’insomnie, la musique de Cankun, marquant la fin d’Archers By The Sea (« They Were Floating Over The Mountain,They were kings », La Station Radar, 2010), précédent projet de son géniteur, est une douce gifle lo-fi mêlant ambient-psychedelic / collages funky et nous entraînant dans un paradis exotique lointain et radieux…

Ducktails « Beach Point Pleasant »
Le 1er album éponyme de Matthew Mondanile aka Ducktails (également membre de Real Estate) revêt une teneur, des ambiances et des textures psychédéliques et estivales toutes particulières. L’été n’est pas loin… Écoutez cet album!

 Las Robin « La Hora De Los Novios »
Magnifique morceau du duo féminin mexicain Las Robin et tube secret gardé par le pays des tacos et des cactus sorti à la fin des années 60. Un titre sensible et mélancolique, limite dream pop, à la gloire de l’amour et de dieu, thèmes récurrents mais d’habitude abordés par les Mariachis et bandas sous forme de musette. 

Rangers « Deerfield Village »
Un cocktail kitsch, groovy, étrange et hallucinatoire. Avec  « Suburban Tours », paru l’année passée sur la turne anglaise Old English Speeling Bee, Rangers a tout simplement réussi à pondre l’ un des tout meilleurs album de 2010.

A Fight For Love « Ocean » (HITD 002)
Tirant son nom d’un film de John Ford dont l’intégralité des copies a été perdue, A Fight For Love a sans doute composé avec « Ocean » l’hymne pop du label. C’est en tous cas le titre le plus  immédiat. La route vers les vacances, les premiers flirts adolescents, les souvenirs égarés, le soleil brulant… 2ème référence HITD sous haute influence Beach Boys.

Sacred Harp « Brother Green » (HITD 005)
Daniel Bachmann, 21 ans et guitariste hors pair sort en 2009 son 1er enregistrement cassette sur le label Mirror Universe Tape. Octobre 2010, le jeune homme récidive avec un 1er album (autoproduit) hallucinant de maîtrise sorti uniquement en format vinyle. Après cette sortie (passée inaperçue dans nos contrées) aux forts relents d’americana, de musiques indiennes et de folk psyché, nous sommes aujourd’hui fiers de pouvoir rééditer le bijou  « Apparitions At The Kenmore Plantation ».

Metacomet « Dead Man » (HITD 003)
La traversée du grand ouest … Le vide… Une rupture à oublier. La nuit tombe. L’essence commence à manquer. Je ne perçois aucune trace de vie à l’horizon… Christina Boyd, Max Gardner et Ian Staub (Middletown, Connecticut, USA) composent un blues lent, répétitif, hypnotisant,psychédélique, d’une beauté sans nom. 

Dead Mellotron « I Hate The Way Things Are »
Derrière ce one-man-band se cache Josh Frazier, génie originaire de Baltimore et déjà auteur de 2 albums (uniquement disponible en version numérique) que nous considérons  comme des joyaux de Shoegaze-Pop à découvrir absolument. Dommage que le génie en question soit une personne antipathique doublé d’un sacré branleur… à suivre.

Carly Simon « Why (does you love hurt so much) »
Buvez, dansez, chantez, soyez heureux. A l’heure du retour en force des synthés pop, pas mal de pépites du même acabit (1992) devraient refaire surface. C’est vos parents que ça va faire sourire…

Games « Shadows In Bloom »
Tout simplement LE tube de 2010! Une fois encore, grosse influence 80′s brillamment modernisée. Ca fait grave mouche et c’est signé Daniel Lopatin (Oneohtrix Point Never) & Joel Ford.

Holy Strays  « Phrenesia »
Ayant sorti son 1er enregistrement physique sur le label angelinos NotNotFun en format cassette (tout comme Cankun), ce jeune  surdoué parisien aux influences multiples (Jazz/Krautrock…) réussit l’exploit de composer une musique complexe/expérimentale en y injectant un soupçon pop terriblement addictif.

Blank Dogs « Tin Birds »
Crasseux, pop et immédiat… Bauhaus n’est pas mort!

 Death And Vanilla « From Elsewhere» (HITD 001 / Digital Bonus Track)
Passionnés de films de zombies, de cinéma surnaturel, de Krautrock et de musique d’illustration, Anders Hansson et Marleen Nilsson composent leurs premier morceaux en 2007 dans un grenier sans chauffage surplombant le vieux cimetière de Malmö.

1ère sortie digitale de l’excellent label défricheur Beko DSL, ces mélodies simples et définitivement obsédantes ont été les vecteurs de nos 1ers espoirs, de nos 1ers morceaux référencés HITD, de notre 1ère sortie et de notre 1er sold-out !

Mon camarade d’armes Fabrice Paineau dirige depuis un an le magazine Double dont il a fait une mini bible mi-fashion mi-photos folles (cf. le numéro fait à Cuba, sorti il y a six mois…). Ces jours-ci, en plus d’un nouveau numéro, Double vient de se lancer virtuellement sous la forme d’un blog où l’on trouve déjà une hilarante parodie de Carrie Bradshaw…  Pour fêter ça, Fabrice m’a envoyé une liste de ce qu’il a écouté en 2010 et qui devrait être la première fois où le nom de Mylène Farmer est publié ici (Dalida y a déjà eu droit). Merci ?

LP’s & Compilations
Yellow Swans : Going Places
The Samps the samps
oOoOO: oOoOO OooOOooo
Dalida : 100 Classics 1956-60
Mark Mc Guire Living with yourself
Ariel Pink Before Today
Four Tet There is love in you
Autechre Oversteps
Games « Going Places »
Autre ne veut Autre ne veut
Charanjit Singh Ten Ragas to a Disco Beat
Mount Kimbie Crooks & Lovers
The_Dream Love King
Tame Impala Innerspeaker
Oneohtrix Point Never: Returnal

Singles :
Girl Unit : Wut
The Crystal Ark : The City never sleeps
Mylène Farmer Oui…mais non

En 2010, j’ai participé (de loin) à une nouvelle revue nommé Collection : on m’y avait invité à avoir un entretien avec Charles Burns. Vous pouvez lire cette discussion autour des publications les moins connues de Burns dans le premier numéro, sorti en mai dernier.Mais n’achetez pas cette revue uniquement pour cela : achetez Collection pour tout ce qu’elle contient de vraiment merveilleux, car elle traite du dessin comme personne d’autre. Ici, pas de hiérarchie entre les auteurs, mais plutôt une volonté de mettre ensemble des gens dont les travaux semblent se faire écho, soient-ils issus de la BD, de l’art plastique, des zines, etc. Sammy Stein, lui-même dessinateur, est une des personnes derrière la revue et il m’a envoyé une liste faite par lui et tous ceux qui travaillent en ce moment sur le numéro deux de Collection (et quelque chose me dit qu’on devrait y lire un entretien avec un autre grand dessinateur américain…). Leur liste était accompagnée par ces mots : « Durant cette année 2010, nous avons organisé des expositions au kiosque/images avec une trentaine de dessinateurs. Impossible de tous les citer, mais la liste est ici : http://www.collectionrevue.com/category/expositions/ Une des plus marquantes fut l’exposition consacrée à l’Atelier de la Passerelle. « L’atelier de la Passerelle est un atelier d’arts plastiques installé à Cherbourg dans la Manche et qui, depuis environ 20 ans accueille chaque semaine, des adultes déficients mentaux de tous les âges. » Quelques photos ici : http://lapasserelle-acais.blogspot.com/2010/12/kiosque-image.html » Voici leur liste :

Livres/bandes dessinées :
L’Onion vivant – Gerard Herman
Nouveaux Corps – Yûichi Yokoyama  – Matière
La grosse graine – Arthur Geisert – Autrement
Bruit de fond – JSBJ
Tell Mum Everything Is Ok #2 – éditions FP&CF
Maïa Roger - Course-poursuite dans le fromage – En Marge
Panorama du feu – Jochen Gerner – L’Association
Anna et froga #4 : Top niveau – Anouk Ricard – Sarbacane
les zines de Gregol et Poluar
The sunday books – mervyn peake et michael moorcock – denoel graphic
Walk on the lake – josé Maria Gonzalez – Solo ma non troppo
Car Parks – James Jarvis – Nieves
Coney Island Baby – Nine Antico – l’Association
Girls don’t cry- Nine Antico – Glenat
Carnella and the flash bunny’s – kikifruit -FLTMSTPC
Frui - Icinori
Feux de Forêt – Romina Pelagatti – papier gâché
Les hommes loups – Dominique Goblet – Fremok
Chronographie – Dominique Goblet & Nikita Fossoul – l’Association
L’album factice – Guillaume Dégé  – édition des Musées de Strasbourg
L’ile panorama – Maruo Suehiro
Benoît Preteseille – l’art et le sang – Cornelius
Brecht Evens -  Les noceurs – Acte Sud
L – Benoît Jacques – L’Association
La Vie de chaton – Christian Aubrun – Albin Michel

Expositions :
Eric Yahnker – nervous surf – Jeanroch dard
Ensor – Musée d’Orsay
Art brut japonais – halle St Pierre
Crimes et châtiments – Musée d’Orsay

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