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2011 par le Souffle Continu
Si vous ne connaissez pas le Souffle Continu, mais que vous passez du temps sur ce blog, vous ratez quelque chose : l’endroit est un des trois ou quatre magasins de disques encore essentiels à Paris. On y trouve une belle sélection et les recommandations de haute volée des deux patrons, Théo et Bernard. Comme l’an dernier, ils m’ont envoyé la liste de leurs disques de l’année écoulée, que voici, pleine de découvertes :
Tim Hecker – Ravedeath 1972 (Kranky)
Henry Flynt – Glissando no.1 (Recorded)
Evangelista – In animal tongue (Constellation)
Lubomyr Melnyk – The voice of trees (Hinterzimmer records)
Charalambides – Exile (Kranky)
Daunik Lazro – Some other zongs – (Ayler records)
Master Musicians Of Bukkake – Totem three (Important)
Winter Family – Red sugar (Ici D’ailleurs)
Hedvig Mollestad Trio – shoot ! (Rune Grammofon)
Philip Corner – Malcolm Goldstein – Pieces from the past: by philip corner for the violin of malcolm goldstein (Pogus)
Mika Vainio – Life ( … it eats you up) (Editions Mego)
Fire ! with Jim O’rourke – Unreleased (Rune Grammofon)
Ghedalia Tazartès – Works 1977-79 (vinyl on demand)
Kieran Hebden – Steve Reid – Mats Gustafsson – Live at the south bank (Smalltown Superjazz)
Steve Dalachinsky & The Snobs – Massive liquidity (Bam Balam)
Haunted House – Blue ghost blues (Northern Spy)
Matana Roberts – Coin coin chapter one – gens de couleur libres (Constellation)
Dome (bruce gilbert – graham lewis) – 1-4+5 (Editions Mego)
Anne-James Chaton – événements 09 (Raster-Noton)
Michel Henritzi – walking in the shadow (Nothing Out There)
Cadeau de Noël : une mixtape et une interview du label Optical Sound
J’ai rencontré le label Optical Sound au détour d’un paquet reçu par quelqu’un d’autre, il y a un peu moins de dix ans, aux Inrocks. Dans le pli, un disque sur la dreamachine de Brion Gysin, qui m’a tout de suite interpellé. Depuis, je suis le label de près et toujours fasciné par la manière si élégante qu’il a d’agencer visuels et musiques, d’inventer des pochettes qui donnent envie de se mettre à la musique. Pour y voir plus clair et faire découvrir le label aux lecteurs de ce blog, qui pourraient bien y trouver leur compte, j’ai demandé à Pierre Beloüin de répondre à 3 questions (ci-dessous) et faire une mixtape à partir de morceaux sortis sur Optical Sound. A lire, écouter, télécharger par ici. Joyeux Noël !
Comment est né Optical Sound et comment le label évolue-t-il ?
Le Label est né en 1997 alors que j’étais encore étudiant aux Beaux-Arts de Paris et membre fondateur de la galerie Glassbox. La toute première édition sous la référence OS.000 en 1998 est un vinyl 33T limité à 100 ex, « Programme Radio » (1). Il a été réalisé en duo avec Rainier Lericolais et conçu pour s’intégrer dans une de mes installations intitulée « Optical Sound » (The tower) (2). Le label continue à se developper depuis cette date et compte à présent une soixantaine de références prenant la forme d’objets sonores, cd, vinyls, dvd, journaux, sérigraphies, installations…
Le nom est-il une ligne directrice ?
Le nom est en effet une ligne directrice. Il se réfère à la piste sonore optique des films 16 ou 32 mm, celle que l’on voit à l’œil nu. J’aime beaucoup faire référence au terme de « cinéma pour l’oreille », utilisé par le label Metamkine, et qui correspond bien à la notion d’images mentales générées par une écoute, une matière sonore : un film libre en quelque sorte.
Dès le départ, l’optique était de renforcer les liens entre musiques et arts plastiques (qui existent bien sûr déjà depuis le début du siècle). A la création du label, la notion était encore nouvelle en France vu les cloisonnements entre les disciplines ; le mot transversalité apparaissait à peine.
Les concerts dans les musées ou les travaux sonores avec des plasticiens étaient assez rares. On n’en parlait quasiment pas en écoles d’arts et de ce fait je me sentais assez isolé dans ma pratique qui pourtant se référait à différents courants artistiques existants.
J’avais pour habitude de citer de manière concrète Andy Warhol pour le Velvet Underground et Mike Kelley pour Sonic Youth. Si je trouvais écho, je développais…en précisant que j’étais venu aux arts plastiques par la musique et que les deux s’inter-nourrissaient à mes yeux.
J’ai toujours été un peu irrité par les tentatives de plasticiens à faire de la musique ; je préfère à présent parler tout simplement de musique plutôt que de plastique sonore… Ils sont en effet très rares à maîtriser les deux pratiques, et sans cela, on va généralement à la catastrophe, la forme peu aboutie prenant le pas sur le concept.
Dans propre pratique, je préfère faire appel à des musiciens aguerris pour réaliser les bandes sonores de mes projets artistiques, plutôt que de bidouiller moi-même; car pour bien faire je ne vois pas d’autres solutions que d’y travailler sans relâche pendant une année entière au moins. C’est la même chose pour le design graphique : on ne peut prétendre à tout maîtriser. D’où mes collaborations avec Olivier Huz ou P. Nicolas Ledoux (3).
Mon optique est donc de travailler en synergie et équilibre avec ces corps de métier et collaborateurs directs, comme le ferait un directeur artistique au sens premier et noble du terme. La sainte trinité sur une même ligne décisionnaire donc : producteur, graphiste, musicien. Le choix d’une équipe pour un projet n’est jamais innocent et je dois dire que jusqu’à présent l’émulsion a toujours fonctionné !
La musique du label a-t-elle toujours un lien avec les images ?
La musique éditée par le label n’a pas toujours un rapport direct avec des images ; elle peut aussi se rapporter à des situations, des thématiques, des textes, films, expositions, courants artistiques etc.
Ce sont avant tout des choix qui correspondent à mon univers musical et mental, un alliage de tout ce que j’ai pu voir, lire, sentir et écouter et que je continue à découvrir aujourd’hui. Je donnerai donc plutôt une ligne directrice qui m’est propre à travers ces objets sonores qui sont en quelque sorte des petites sculptures en série, un projet artistique à part entière.
Quels sont les artistes et disques les plus représentatifs du label ? Et quels musiciens aurais-tu aimé signer ?
Rétroactivement pour moi les disques et les artistes les plus représentatifs du labels pourraient être Rainier Lericolais, Norscq, Simon Fisher Turner
Ou encore ceux présents sur les compilations thématiques comme Music For Dreamachine, Next To Nothing, Echo Location, RVB~Transfert, Awan~Siguawini~~Spemki~~~. A eux seuls, ils pourraient situer un univers à première vue disparate mais qui à mes yeux forme un ensemble cohérent même si éclectique. Cette impression de différentes textures et courants musicaux traité est bien réelle ; elle est évidemment à double tranchant pour le public ainsi que pour les distributeurs et les diffuseurs, qui ne vont pas distinguer de prime abord une ligne directrice s’ils ne se donnent pas la peine donnent pas la peine d’en explorer le contenu. Et je suis plutôt contre les niches musicales ou les étiquettes…
Après tout pourquoi se contraindre à sortir un seul type d’artistes ? je ne mange pas tous les jours le même plat et je m’intéresse à une multitude de choses, sinon quelle lassitude ! Je n’ ai pas de plan commercial et je ne cherche en aucun cas à me calquer sur les gros labels bien identifiables pour produire un seul type de sujet.
Pour ta dernière question, si je n’ai pour le moment qu’un regret c’est de n’avoir pas pu sortir un disque de COIL.
Quelles sont tes sorties du moment et comment le label (su)rvit-il dans l’état actuel de la musique que tout le monde dit désastreux ?
Parmi les dernières sorties on trouve un coffret triple CD de Simon Fisher Turner autour des bandes sonores qu’il a pu réaliser pour Derek Jarman. Ce coffret s’intitule « Super 8 », avec la collaboration de Terre Thaemlitz, The Elysian Quartet, le projet est lié à l’importante exposition qui a eu lieu à la Julia Stoschek Foundation à Düsseldorf.
Il y a également le projet global de l’artiste David Michael Clarke intitulé Postgods avec la participation d’ Emmanuel Hubaut, la pièce sonore d’ Hervé Birolini « Trame », et d’autres projets à venir pour 2012.
Début décembre j’ai par ailleurs programmé une série de concerts radiophoniques dans la salle historique de l’Aubette 1928 à Strasbourg avec Radio en construction et l’Ososphère , des structures avec lesquelles je collabore régulièrement. (4)
Ces concerts des Wild Shores, Eddie Ladoire et Mathias Delplanque, composés pour l’occasion, étaient proposés dans la salle du ciné-bal en résonance avec l’exposition du MAMCS « L’europe des Esprits ». Nous avons en parallèle installé dans la salle des fêtes un juke box Rock-Ola des années 50 qui diffusait une commande de trois pièces sonores réalisées par les Ultra Milkmaids, Norscq, Thierry Weyd, et gravées sur 45T
Ces modalités de diffusion m’intéressent depuis longtemps et sont une manière d’enrichir le plaisir de l’écoute, tout en créant une alternative aux simples concerts conventionnels. Nous avons par exemple organisé des live sur des bateaux mouches toujours à Strasbourg sous le nom d ‘ « Echos Flottants » ; ou encore dans le cadre de mon travail de plasticien, une performance intitulée « Str Crsh » (5) dans le parking du MAMCS où était diffusé une création sonore sur les auto-radios de sept Austin Healey.
Concernant le marché du disque, il est en effet catastrophique (comme bien d’autres). Il faut aussi noter que cet état de fait général, crié sur tous les toits, finit en fait par influencer et modeler la manière de penser et de consommer du public.
Optical Sound a commencé à sortir des disques à la fin des années 90 alors même que ce marché commençait tout juste à s’écrouler avec l’apogée du CD puis ensuite des formats numériques, un nivellement vers le bas de la compression sonore tout d’abord et un accès illimité (pour le pire et le meilleur) à la grande banque mondiale sonore.
Ce que je constate surtout c’est le manque de désir, symptomatique au regard de la profusion et de la facilité d’accès…Je me réjouis donc d’un potentiel assèchement…Nous y verrons tous plus clair ! Optical Sound est quasi entièrement auto-géré, et seules mon énergie, ma motivation et celles des artistes, conjuguées aux rares soutiens des institutions et des centres d’arts, font que nous persistons ! Si je dois produire des disques pour trois personnes, je le ferais.
La mixtape est à télécharger par ici et voici son tracklisting :
01-TSÉ : “Pelicular Noise Loop”
/ From La Ralentie (OS.028)
02-OLIVIA LOUVEL : “The New Blonde”
/ From Lulu In Suspension (OS.027)
03-NORSCQ : “Il est étrange de voir à quel point les gens sont disposés à se laisser abuser par les apparences magiques de l’art”
/ From Gelatinosa Substancia (OS.029)
04-el TiGeR CoMiCs GRoUP : “59 to 1″
/ From V/a : Next To Nothing (OS.016)
05-NORSCQ (+Black Sifichi) : “Blue Haunted House”
/ From V/a : Awan~Siguawini~~Spemki~~~ (OS.023)
06-CLAIR OBSCUR : “Mon Ami Mon Frère”
/ From We Gave a Party for the Gods and the Gods all Came (OS.050)
07-THE GARÇON : “Couche Tard”
/ From The Garçon (OS.020)
08-RAINIER LERICOLAIS : “01.10″
/ From Courrier Electronique (OS.001)
09-SCANNER : “(Special Treatment For The) Family Man”
/ From V/a : Next To Nothing (OS.016)
10-WILD SHORES : “The Cage”
/ From V/a : Next To Nothing (OS.016)
11-RAINIER LERICOLAIS : “00.25″
/ From Courrier Electronique (OS.008)
12-EHB : “Time Square 01.01.00″
/ From V/a : Music For Dreamachine (OS.002)
(1)http://www.optical-sound.com/releases/os.000.php
(2)http://documentsdartistes.org/artistes/belouin/repro5.html
(3)http://www.pbnl.fr/ & http://www.huz-bosshard.com/
(4)http://www.optical-sound.com/A-CommuniquedepresseAubettedec2011.pdf
(5) http://documentsdartistes.org/artistes/belouin/repro1.html
2011 en 35 disques
Pas simple, cette année, de faire une liste : parce qu’il y a plus de disques ? Parce qu’il y a moins de temps ? Ou parce que l’impression très partagée que la musique n’a plus la même valeur qu’avant, fait qu’on ne sait plus trop s’il est important de revenir sur 2011, de se souvenir. Tandis que tout le monde campe sur ses positions, pop à outrance par-ci, dubstep à fond par là, éternité du rock au centre, il semble tout de même que 2011 aura marqué par son tourbillon, au centre duquel on retrouve quelques disques de fiction (on parlait déjà l’an dernier des fictions soniques qui s’imposent de plus en plus à ceux qui veulent encore faire des albums – et tenter d’en vendre – le faux disque 70′s signé Jürgen Müller est, en ce sens, fabuleux) et pas mal de choses inédites, qui tentent de reconfigurer des matières passées pour leur faire raconter de nouvelles histoires (Leyland Kirby d’une façon, Dirty Beaches, d’une autre, en réinventant le rockab no wave des Cramps et Suicide dans un espéranto contemporain) – Au fond, 2011 aura fourni un embarras des choix, nous embarrassant donc avec des disques qu’il est devenu compliqué de classer. En voici donc une liste sans véritable hiérarchie, avec quelques oublis, certainement. Et pour ceux que cela intéresse encore : en concert, deux groupes ont été bouleversants – Barn Owl à Mains d’Oeuvre en mai, puis Tropic of Cancer, deux soirs de suite, fin octobre, début novembre. Mais aussi, avec la distance, l’apparition de Dirty Beaches au Midi festival dans les jardins de la Villa Noailles, maison qui aura bien marqué l’année, au moins par ici. Enfin, si l’on devait suivre des labels, plutôt que des artistes, allez voir chez De Stijl (impeccable), Desire (implacable), Not Not Fun (toujours), Pan, Blackest Ever Black (pas mieux, dans le genre bambin surdoué), Tri-Angle & la Station Radar… Envoyez vos listes dans les commentaires, si vous en avez (envie).
Dirty Beaches – Badlands
Tropic of Cancer – the end of all things
Heatsick – Intersex
Le Révélateur – Fictions
Kode9 & Spaceape – Black Sun
The Caretaker – an empty bliss beyond this world
Blues Control & Laraaji – That Healing Feeling
Jürgen Müller – science of the sea
Stare Case – Lose Today
Minizza – Hôtel Monterey
Expo 70 – Inaudible Bicoastal Trajectory / Where Does Your Mind Go
Jakob Olausson – Morning and Sunrise
Sun Circle – Lessness
Messages – After Before
Felicia Atkinson – o-re-gon
Rangers – pan am stories
Julianna Barwick & Ikue Mori – frkws 6
Laurel Halo – Hour Logic
Borden, Lopatin, Ferraro, Halo, Godin – frkws 7
Hive Mind – Elemental Disgrace
Barn Owl & the Infinite Strings Ensemble -
Raime – Hennail
Oneohtrix Point Never – Replica
High Wolf – Atlas Nation
Floating points – Shadows
The Alps – Easy Action
Rayographs – Rayographs
Maria Minerva – Cabaret Cixous
France – France
Kira Perov – Sunny Dunes
Popol Gluant – Piano Solo
Jonathan Fitoussi – Pluralis
Ela Orleans / Dirty Beaches – split
Wet Hair – In Vogue Spirit
Peaking Lights – 936
+ mention spéciale : Sunn O))) Agharti Live 09-10
Une playlist de Winter Family
Quelques années déjà que je suis le travail de Winter Family, dont j’aime la formation fondée autour de trois éléments saillants : un orgue, une batterie minimale, un chant entre la psalmodie et la narration. Le groupe a déjà plusieurs disque sà son actif, mais son tout récent Red Sugar est sans doute son plus intense, dont il est difficile d’arriver au bout ou à bout, avec ses voyages intérieurs entre plusieurs terres, plusieurs peuples, entre ici et Israël, entre là-bas et la Palestine ou les Palestiniens. L’orgue (un Phillicorda, me dit-on) m’intéresse, au-delà de ce que raconte la musique, par sa présence très équilibriste, entre religiosité et drone, classicisme et salissures, planant un instant, évoquant un psychédélisme désenchanté ensuite et enluminé par la batterie, qui, dans ses moments les plus bruts fait écho au battement de Moe Tucker. J’ai contacté le groupe pour demander (ils sont deux, Ruth et Xavier) une liste de disques ayant un orgue pour instrument central et qui auraient inspiré leur son. Mais, ils m’ont répondu d’une façon oblique, qui me plait toujours en m’envoyant une liste de disques qu’ils ont écouté, qui ont été marquants, tout en disant qu’ils n’écoutent plus de musique et que la musique ne les influence pas. Voici la liste de chacun des deux :
La liste de Ruth, en anglais :
Beatles/Love is all you need – the first cassette on the age of 9 given to me by my cousin. together we passed the time counting how many time they sing ‘all you need is love’.
Dead Kennedys/Fresh fruit for rotting vegetables - with his low voice and witty texts, Jello Biafra came to my life when i was 13, and changed everything….
Joy Division – Love will tear us apart -
Foetus / Hole – and all the rest of J.G Thirlwell’s projects (Wiseblood especially) – gave me a whole world opportunities or as he put it better : ‘i’ll meet you in poland baby’
Sugar Cubes/ Life’s too good - which i can still enjoy and dance to always.
Requiem of Mozart - in my ears walking in the old city of jerusalem with the drama in my head and in front of my eyes and imagining how to get out of this beautiful city
Tricky/Maxinquaye - best 90′s time for me and best live show
John Coltrane – A love supreme - music that is a pray and that is taking you elsewhere, far away
Stevie Wonder/ Songs in the key of life - full of love and light, the father and pure fun.
Umm Kulthum/ Enta Omri - she touches my middle eastern soul
La liste de Xavier, en français :
thriller / michael jackson : la rentrée en CM2…on avait tous la cassette, on l’emmenait pour l’admirer, on dansait dans la cour, imitait les pas de dingue, c’etait de la folie, on connaissait les paroles par coeur…les ecoles primaires de lorraine etaient retournées par Michael en cette rentrée. Quincy Jones, ca marche toujours, notre fille de 4 ans est fan.
relics / pink floyd : syd barrett a été une vraie révélation à 10 ans. le génie total = sa musique + son pas de retrait définitif. interstellar overdrive ou astonomy dominé sont tout de meme incroyables et ses ballades de purs joyaux.
fatigué / renaud : j’ai écouté le morceau ‘fatigué’ 1500 fois en hurlant ‘fatiguééé’ dans ma chambre avec mon poste vert en métal.
orgasmatron & rock’n roll / motorhead : le college…Lemmy et sa petite troupe de musiciens hells et leurs épouses cuirassées, cloutées et permanentées dans le parc de Gentilly à Nancy, à 16h, jour de concert, en train de picoler chacun sa bouteille de Jack au pied d’un arbre. la classe intégrale, une lecon de choses. et cette phrase essentielle : “common babe eat the RICH”
bach / variations goldberg par glenn gould (version 1981) : le rapport ultime entre un cerveau, un doigt, un marteau et une corde. inhumain. le rapport absolu entre un compositeur, un instrument et un interprete. inhumain. au-delà.
beastie boys / check your head : le talent enervant des juifs de brooklyn, une bombe. en live c’etait bien aussi.
stravinsky / satie : 2 merveilles aux antipodes.
godflesh / street cleaner : leurs concerts étaient une expérience physique entre 89 et 91. leurs boite à rythme monstreuse, la basse apocalyptique, le rapport guitare-voix viscéral et abrasif…duo fantastique. apres 91 ils ont embauché un batteur et c’etait moins bien.
the magic sound of Fenn O’Berg / Fenn O’Berg : 3 cerveaux-sensibilités complémentaires + 3 ordis en réseau. le point final à la laptop music peut-être.
$O$ / die antwoord : le projet des années 2010. tout y est fantastiquement actuel : le son, le flow, l’attitude, l’esthetique, la langue, le degré, leurs gueules et l’urgence surtout. Une espece d’antidote à sarkozy-hollande, au developpement culturel et à montreuil-rue89.

Turn the heater on – une mixtape de DVA Damas
J’ai rencontré Taylor Burch le mois dernier à Paris lorsqu’elle y était de passage avec Tropic of Cancer : elle y tenait la basse et semblait droit sortie des Nuits de la Pleine Lune croisées avec Body Double. Plus tard, après le concert, j’ai appris qu’elle avait son propre groupe, DVA Damas, qui a sorti un 25cm très post-punk et noir sur le chouette label Downwards. En ce moment, elle en prépare un autre, tout en continuant à jouer sur scène avec Tropic of Cancer. L’autre jour, je lui ai demandé si elle avait envie de faire une mixtape pour ce blog, ce à quoi elle a répondu illico et envoyé son mix quelques jours plus tard. Voici ce qui le compose et qui sera aisément reconnu par les plus new wave / new rose d’entre vous :
New Age – Chrome
More Than a Party – Depeche Mode
Feathers-Oar-Blades – Cocteau Twins
Back in Flesh – Wall of Voodoo
China Rock – Florence Pepper
Twist – Tones on Tail
Computer Blue – Prince
Due Contro Cinque – Ennio Morricone
Turn the Heater On – New Order
Taboo – Gene Summers
Foretold – Death in June
16 Days Reprise – This Mortal Coil
Hair of the Dog – Bauhaus
Grey Wave City – Bubonic Plague
Silent World – Modern English
Catman – The Birthday Party
Camel Walk – The Saxons
White Life – The Names
Take It All – Yello
Navajo Joe – Ennio Morricone
Eyeless In Gaza par Matthieu Eyeless
J’ai rencontré Matthieu, qui utilise le pseudo Eyeless, grâce aux échanges faits sur ce blog. Sa passion pour Eyeless In Gaza m’a de suite intrigué et inspiré du respect – j’en ai toujours pour ceux qui se passionnent pour un artiste que beaucoup considèreraient mineur, mais qui leur semble, à eux, essentiel, vital, indispensable. J’ai demandé à Matthieu de faire une sélection de morceaux du groupe, pour les lecteurs de ce blog. Il s’est prêté au jeu, a livré des morceaux commentés, avec des liens. Il ne m’en voudra pas, j’espère, d’avoir choisi d’illustrer son post par une pochette qui est sans doute celle d’un des disques de ce groupe qui m’a le plus marqué, même si je n’ai pas sa connaissance de toute leur discographie. Et pour ceux qui l’ignorent, le nom du groupe vient d’Aldous Huxley. En attendant de le lire, je laisse la parole à l’invité du jour :
“Eyeless In Gaza est entré dans ma vie sans y prendre garde après l’achat d’un disque à la pochette naïve et plutôt laide (on y voit une jeune fille de dos tenant une colombe dans les mains) découvert via une pub dans les Inrocks à la fin des années 80. La citation de Musset (‘les chants désespérés sont les chants les plus beaux…’ ) ainsi que le titre du disque Transcience Blues m’avait à l’époque attiré. Pourtant je ne suis pas rentré tout de suite dedans, la voix de Martyn Bates au début m’avait rebuté, deux des titres étaient même a cappella, un ami pas très fin m’avait même dit qu’elle ressemblait à celle de JJ Goldman. Pourtant ces mélodies simples, ces orgues remplis de réverbération et de religiosité, ces rythmes de guitare si particuliers m’ont rapidement absorbé. Et puis j’ai succombé à la voix de Martyn Bates, cette voix tour à tour blessé et pleine de rage, pleine de tristesse et de tendresse. Une voix unique. Beaucoup d’autres voix me touchent, comme ça sans trop réfléchir, celles de Scott Walker, Peter Walsh, Gordon Sharp, David Sylvian, Nick Drake, Ian Curtis ou Robert Smith mais pas autant que celle de Martyn Bates. Je m’y sens tout de suite chez moi, elle me berce, m’apaise, me noie, m’absorbe. Et très souvent me bouleverse comme au premier jour.
Ce disque a marqué le début d’une longue quête pour retrouver les divers enregistrements de ce groupe qui s’était alors séparé en 87 après une poignée d’albums pour Cherry Red. Internet n’existait pas à l’époque, il fallait écumer les disquaires parisiens, les conventions du disque, les magasins d’occasion en Angleterre ou en Belgique. Beaucoup des lecteurs de ce blog ont sans aucun doute vécu ça. Ca fait partie des plus beaux moments de ma vie de mélomane, le cœur battant en arrivant à la lettre E dans le bac d’un disquaire. Et parfois l’extase et la consécration …
Le groupe, un duo (la formule magique), s’est reformé en 91 et est toujours actif aujourd’hui mais il est assez difficile de trouver leurs disques disséminés chez de nombreux petits labels.
Tout en gardant un ‘son’ facilement reconnaissable, Eyeless In Gaza et les nombreuses collaborations de Martyn Bates n’ont cessé d’explorer de nouveaux territoires, rendant difficile voir impossible de dresser un panorama en quelques chansons. Rétrospectivement il est troublant de voir que le groupe a aussi accompagné ou anticipé l’évolution de mes goûts musicaux, l’électro-pop, le folk, la pop, la musique expérimentale, la musique minimaliste, la dream-pop, la musique isolationniste, le drone, le folk psyché voir le dark folk … il y a peu de tout ça chez Eyeless In Gaza, il y a aussi cette idée issu du punk qu’on retrouve dans quasiment toute leur discographie : la première idée est la bonne et doit être enregistré rapidement. Tous leurs disques sont ainsi imparfaits. Bruts. Ils n’en sont pas moins essentiels.
Je n’aime pas parler d’héritage mais pour ne citer qu’un seul groupe, je vois beaucoup d’EIG chez Boards of canada, un autre duo que je vénère … mais sans doute n’est ce que mon imagination.”
Invisibility – 1981
Cette chanson extraite du deuxième EP d’EIG reste encore aujourd’hui l’une des mes préférée du groupe. J’adore tout. Le décalage de tempo, simplement magnifique, le chant de Martyn Bates, tendu, nerveux, désespéré, la puissance, la force, l’émotion dégagée par ce morceau enregistré d’un bloc comme si cela devait être le dernier.
Fever Pitch and Bite – 1982
Si on devait définir la synthèse de la période 80-87 d’EIG cela pourrait être ce morceau (je l’ai préféré à Transcience Blues, Light of april ou Eyes of beautiful losers plus connus mais tous aussi merveilleux), une musique légèrement mystique, fragile, rêveuse. Le chant de Martyn Bates est alors en pleine transition, le phrasé haché et écorché des deux premiers albums cède la place à plus de recueillement et de profondeur.
Scent on evening air – 1983
Ce petit joyau se trouve en face B du seul véritable ‘tube virtuel’ d’EIG (New Risen) alors en quête de succès. Difficile de faire moins commercial sur l’autre face, il est assez caractéristique du groupe ainsi que de certains albums solos de Martyn Bates (les deux Letters Written en particulier). Une ritournelle minimaliste à l’orgue inquiété par des vibrations et des percussions lointaines accompagne un chant résigné à la limite de l’effacement.
Pearl and pale – 1983
Je tenais à évoquer le côté ‘poppy’ ou ‘catchy’ d’EIG même si ce n’est pas forcément les morceaux que je préfère aujourd’hui, New Risen ou Veil like calm auraient été plus évidents mais ce morceau est particulièrement réussi, on y retrouve le son de guitare unique du groupe accompagnant un chant enflammé, à la limite de la préciosité. Les arpèges de guitare du morceau rappellent très très fort Felt non ?
You so secret – 1988
Pendant la période de repos d’EIG, Martyn Bates enregistre une poignée d’albums assez boisés, inspirés par le folk anglais dont il a été nourri (Mac Carthy en particulier) et de ses deux idoles Nick Drake (dont il reprendra Know sur la compilation Brittle days ainsi qu’une démo de Way to blue) et Tim Buckley , ultimes tentatives de reconnaissance avant de larguer définitivement les amarres à partir des années 90
The Cruel Mother – 1997
En 1994 Martyn Bates débute une collaboration avec Mick Harris (Scorn, Lull, Napalm Death) le temps d’une trilogie intitulée Murder Ballads (un autre artiste australien leur reprendra l’idée un peu plus tard). Extrêmement dérouté à l’époque il m’a fallu du temps pour rentrer dans ces albums austères, sombres, monolithiques dont j’ai eu la chance d’en voir une performance live en 1999, on le sait cette musique se vit avant se s’écouter. C’est ce jour là sans doute que mon adolescence s’est terminée lorsqu’enfermé seul dans ma voiture j’ai pleuré de longues minutes ému d’avoir vu et entendu Martyn Bates pour la première fois …
Hunger Song – 1994
Un morceau tiré de Saw you in reminding pictures pour aborder une autre facette qui traverse la discographie d’EIG et inhérente à leur manière de travailler, l’improvisation. Présente dès les premiers EP et sur la quasi-totalité de Pale hands i love so well et de SYIRP , cette liberté toute sauf gratuite et vaine amène au contraire EIG vers encore plus de profondeur.
Monstrous Joy – 1996
Un morceau à la fois triste et entrainant (même si New Order reste maître sur ce terrain), il y a un côté travaillé assez étonnant de leur part mais j’adore la puissance dégagé par ce morceau.
The mountain tomb – 1997
Ce morceau caché (pour des problèmes de copyright je crois) à la fin d’un album solo de MB composé essentiellement au banjo est tiré d’un poème de Yeats et c’est juste merveilleux. Je ne vois vraiment rien à ajouter.
The lonely wanton – 2000
On sent vraiment sur ce morceau une greffe entre le travail de MB avec Mick Harris et la comptine susurrée qui parsème la discographie d’EIG. La voix très en avant et les nappes dark se marient ici à merveille. C’est fabuleusement obscur et envoutant.
The Devil in the grain – 2001
A partir de 1998, Martyn Bates a enregistré quelques albums avec Alan Trench (Orchis, Temple music) sous le patronyme de 12000 days dans une veine dark-folk. Ce morceau très réussi n’est finalement pas très éloigné des albums de Six Organs of Admittance enregistré à la même époque.
Mad as the mist and snow - 2006
Ce sublime morceau est tiré d’une collaboration entre Martyn Bates et le groupe dark-ambient allemand Troum. Il prolonge l’expérience débuté avec Mick Harris mais avec un supplément de beauté glaciale. L’ombre de Slowdive accompagne le chant sans cesse changeant de Martyn Bates.
Five songs – 2008
Pour terminer un instrumental, à la fois urbain et bucolique tiré du dernier album d’EIG en date. Cela semble aller nulle part, pourtant cela me rappelle toute la richesse du monde. Toute la richesse du son. Et puis que le monde serait beaucoup moins beau sans Eyeless In Gaza …
La suite bientôt pour les lecteurs de Wire …”
Une mixtape de Maxime Guitton
Maxime avait déjà offert à ce blog une playlist / mixtape estivale, il y a un an. Il récidive ce mois-ci avec une sélection impeccable de morceaux qui forment un beau portrait en mosaïque musicale composée de héros méconnus, des années 1969 à 1974, avec une incursion en 1956 et une autre en 1976.
Sa sélection se télécharge par ici et en voici le tracklisting :
01. Ike Turner & His Kings of Rhythm, Black Beauty (“A Black Man’s Soul”,1969)
02. Jim Ford, Spoonfull (“Harlan County”, 1969)
03. Black Merda, Cynthy-Ruth (s/t, 1970)
04. The Staple Singers, Long Walk To D.C. (“Soul Folk In Action”, 1968)
05. Bobak, Jons, Malone, Wanna Make a Star, Sam (“Motherlight”, 1970)
06. Hill, Barbata & Ethridge, Big City (“L.A. Getaway”, 1971)
07. Evie Sands, I’ll Hold Out My Hand (“Any Way That You Want Me”, 1970)
08. Tommy Flanders, Sleepin’ (“The Moonstone”, 1969)
09. Billy Vera, I’m Leavin’ Here Tomorrow, Mama (196?)
10. The Spike Drivers, Sometimes (s/t, 1968)
11. Doug Sahm, Blues Stay Away from Me (“Doug Sahm & Band”, 1973)
12. Barry Goldberg, Life’s Fantasy (s/t, 1974)
13. Mark-Almond, The Little Prince (“Rising”, 1972)
14. Satwa, Valsa Dos Cogumelos (s/t, 1973)
15. Stone Harbour, Dying To Love You (“Emerges”, 1974)
16. Terry Melcher, The Old Hand Jive (s/t, 1974)
17. Gary Farr, In The Mud (“Strange Fruit”, 1970)
18. Bobby Charles, Homemade Blues (s/t, 1972)
19. Jack Kittel, Psycho (1973)
20. Arthur, Pandora (“Dreams And Images”, 1967)
21. Biff Rose, More Than He Does (“Roast Beef”, 1976)
22. Bob Lind, Counting (“Don’t Be Concerned”, 1966)
23. Vince Martin, Snow Shadows (“If The Jasmine Don’t Get You… The Bay Breeze Will”, 1969)
24. Tom Vlasman, Pale Blue Eyes (Velvet Underground) (“White Room with Disintegrating Walls”, 1970)
25. Sylvia, Not on the Outside (“Pillow Talk”, 1973)
26. Janey & Dennis, Northern Boy (s/t, 1970)
27. Peter Kelley, High Flyin’ Mama (“Path of the Wave”, 1969)
28. The Kossoy Sisters with Erik Darling, In The Pines (“Bowling Green”, 1956)
29. John Prine, Angel from Montgomery (s/t, 1971)
30. David Blue, Looking For A Friend (“Stories”, 1971)
Un rêve de coton – mixtape d’été #2
Après un premier essai très “neurasthénique” et inspiré par le milieu de cet été , suivi d’une riposte cool de mon homie Crocnique, voici une nouvelle salve : un autre summer mix fait entre deux, avec l’ordinateur qui crache ce qui lui reste dans le disque dur, le vent dans les oreilles, la montagne en face. J’ai appelé ça “a dream of Georgia cotton & a California wife” d’après un morceau qui m’obsède en ce moment, pas vraiment relevé le niveau question “absence totale de rock festif et pop estivale”, ce que prouve le tracklist que voici :
Pacific – Mineral (Creation)
Oren Ambarchi – Mort Aux Vaches track 4 (Mort Aux Vaches)
The Alps – Instant light (Mexican Summer)
Mass – Mass (4AD / Desire RE)
Mickey Newbury – San Francisco Mabel Joy (Drag City RE)
Keith Fullerton Whitman – Generators 1 (Root Strata)
In Camera – Fragments of Fear (4AD – Desire RE)
Slowdive – Crazy For Love (Creation demos bootleg)
Opal – Harriet Brown (Rough Trade)
Raime – Retread (Blackest Ever Black)
White Hills – Polvera Di Stelle (Thrill Jockey)
Et ça s’écoute / télécharge par ici, de préférence au moment de la sieste. La photo est de Bruce Davidson, dont le Subway est réédité fin septembre par Aperture.
Un mix de Hands In The Dark
Nouveau venu (au moins chez moi) parmi les labels d’ici qui pourraient aussi bien être de Los Angeles, Hands In The Dark a déjà sorti quelques jolis disques et m’a fait le plaisir de composer un mix spécialement pour ce blog. Vous pouvez en télécharger tous les titres par ici ou juste l’écouter
Et en écoutant le mix, vous pouvez aussi lire les commentaires livrés par le label :
Infinite Body « Dive »
Parfaite intro pour ce titre issu du prodigieux album « Carve Out The Face Of My God » paru l’an dernier sur Post Present Medium. L’ambient-Drone-Synthétique de Kyle Parker, jeune rescapé de la Harsh Noise californienne… Tout simplement fascinant!
Cankun « Your Fingers The Snakes » (HITD 004)
Découvert par hasard une nuit d’insomnie, la musique de Cankun, marquant la fin d’Archers By The Sea (« They Were Floating Over The Mountain,They were kings », La Station Radar, 2010), précédent projet de son géniteur, est une douce gifle lo-fi mêlant ambient-psychedelic / collages funky et nous entraînant dans un paradis exotique lointain et radieux…
Ducktails « Beach Point Pleasant »
Le 1er album éponyme de Matthew Mondanile aka Ducktails (également membre de Real Estate) revêt une teneur, des ambiances et des textures psychédéliques et estivales toutes particulières. L’été n’est pas loin… Écoutez cet album!
Las Robin « La Hora De Los Novios »
Magnifique morceau du duo féminin mexicain Las Robin et tube secret gardé par le pays des tacos et des cactus sorti à la fin des années 60. Un titre sensible et mélancolique, limite dream pop, à la gloire de l’amour et de dieu, thèmes récurrents mais d’habitude abordés par les Mariachis et bandas sous forme de musette.
Rangers « Deerfield Village »
Un cocktail kitsch, groovy, étrange et hallucinatoire. Avec « Suburban Tours », paru l’année passée sur la turne anglaise Old English Speeling Bee, Rangers a tout simplement réussi à pondre l’ un des tout meilleurs album de 2010.
A Fight For Love « Ocean » (HITD 002)
Tirant son nom d’un film de John Ford dont l’intégralité des copies a été perdue, A Fight For Love a sans doute composé avec « Ocean » l’hymne pop du label. C’est en tous cas le titre le plus immédiat. La route vers les vacances, les premiers flirts adolescents, les souvenirs égarés, le soleil brulant… 2ème référence HITD sous haute influence Beach Boys.
Sacred Harp « Brother Green » (HITD 005)
Daniel Bachmann, 21 ans et guitariste hors pair sort en 2009 son 1er enregistrement cassette sur le label Mirror Universe Tape. Octobre 2010, le jeune homme récidive avec un 1er album (autoproduit) hallucinant de maîtrise sorti uniquement en format vinyle. Après cette sortie (passée inaperçue dans nos contrées) aux forts relents d’americana, de musiques indiennes et de folk psyché, nous sommes aujourd’hui fiers de pouvoir rééditer le bijou « Apparitions At The Kenmore Plantation ».
Metacomet « Dead Man » (HITD 003)
La traversée du grand ouest … Le vide… Une rupture à oublier. La nuit tombe. L’essence commence à manquer. Je ne perçois aucune trace de vie à l’horizon… Christina Boyd, Max Gardner et Ian Staub (Middletown, Connecticut, USA) composent un blues lent, répétitif, hypnotisant,psychédélique, d’une beauté sans nom.
Dead Mellotron « I Hate The Way Things Are »
Derrière ce one-man-band se cache Josh Frazier, génie originaire de Baltimore et déjà auteur de 2 albums (uniquement disponible en version numérique) que nous considérons comme des joyaux de Shoegaze-Pop à découvrir absolument. Dommage que le génie en question soit une personne antipathique doublé d’un sacré branleur… à suivre.
Carly Simon « Why (does you love hurt so much) »
Buvez, dansez, chantez, soyez heureux. A l’heure du retour en force des synthés pop, pas mal de pépites du même acabit (1992) devraient refaire surface. C’est vos parents que ça va faire sourire…
Games « Shadows In Bloom »
Tout simplement LE tube de 2010! Une fois encore, grosse influence 80′s brillamment modernisée. Ca fait grave mouche et c’est signé Daniel Lopatin (Oneohtrix Point Never) & Joel Ford.
Holy Strays « Phrenesia »
Ayant sorti son 1er enregistrement physique sur le label angelinos NotNotFun en format cassette (tout comme Cankun), ce jeune surdoué parisien aux influences multiples (Jazz/Krautrock…) réussit l’exploit de composer une musique complexe/expérimentale en y injectant un soupçon pop terriblement addictif.
Blank Dogs « Tin Birds »
Crasseux, pop et immédiat… Bauhaus n’est pas mort!
Death And Vanilla « From Elsewhere» (HITD 001 / Digital Bonus Track)
Passionnés de films de zombies, de cinéma surnaturel, de Krautrock et de musique d’illustration, Anders Hansson et Marleen Nilsson composent leurs premier morceaux en 2007 dans un grenier sans chauffage surplombant le vieux cimetière de Malmö.
1ère sortie digitale de l’excellent label défricheur Beko DSL, ces mélodies simples et définitivement obsédantes ont été les vecteurs de nos 1ers espoirs, de nos 1ers morceaux référencés HITD, de notre 1ère sortie et de notre 1er sold-out !








