Ultramad ZX, licensed by Bolino

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Après le grand Spermanga, livre au format luxueux et quasi débordant, puis un autre au format plus serré mais tout de même très haut, Pakito Bolino continue ses explorations de bandes dessinées aux confins des champs connus, entre comics, mangas et récits populaires. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui semblent surgir ici, subrepticement, via la parole et les textes, qui prennent des allures plus violentes encore que dans les livres précédents. On songe ainsi aux échos des bd de gare des années 70 ou 80… Violentes ? Plutôt désenchantées, désarticulées, déniaisées, portées par une forte charge d’érotisme mâtiné d’humour et de noise. Par endroits, le livre se déplie, ses pages changent de couleur, ses cases se fragmentent, perdent de la couleur, gagnent des strates. On n’est pas tant dans la décomposition de la bande dessinée que dans la réinvention du comics de super-héros par un fan à la vision cramée – une explosion à fragmentations, qui va à l’exact opposé de tous les cultes contemporains de la beauté, du propre et du correct.

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