J’écoute Kassel Jaeger
J’ai rencontré Kassel Jaeger, dont j’ignore si je dois dire le vrai prénom, grâce à Matmos, il y a une poignée d’années, aux environs des studios du GRM. Depuis, il m’a envoyé ce disque, qui s’est un temps perdu dans mes piles et en a ressurgi après une conversation aux Ondes, sous le vent. Le disque, de nuit, évoque une mélancolie rugueuse, une forme de méditation tendue, débutant par un bourdon quasi céleste, mais qui, vite, se métamorphose par l’addition de sons concrets, acoustiques, que l’on dirait parfois cosmiques, parfois antédiluviens. Souvent, le temps de cet album court, à la si belle pochette, il semble que la vie ait décidé de s’arrêter, mettre en pause toute activité pour écouter comment surgissent lentement les faunes, les idées. Comment, aussi, se fabriquent les interstices de lumière dans des matières musicales. Pour écouter ou en savoir plus, il faut aller sur le site du musicien.
