Je lis la biographie de John Cale
Prise dans une maquette conçue par Dave McKean (dont je n’avais pas vraiment vu quoi que ce soit de bien convaincant ces dernières années), l’autobiographie de John Cale, co-écrite par Victor Bockris, arrive à point nommé. C’est-à-dire au moment d’un regain d’intérêt, ici, pour le Velvet et Warhol, avec tout ce qui tourne autour. Il y a surtout des passages intimes sur La Monte Young et les premières années new-yorkaises de Cale, très instructifs. Et qui permettent de répondre à la question que l’on me pose souvent au sujet de Young et de la musique minimaliste : “faut-il prendre des drogues pour en écouter ?” – Young et Cale, eux, ne faisaient pas qu’en prendre, apparemment.

Intéressant. Il y a certains traits de La Monte Young que j’ai du mal à saisir, notamment depuis les propos de Tony Conrad qui lui fait un certain nombre de reproches, comme celui d’avoir refusé de sortir les enregistrements du Theatre of Eternal Music pendant des années. Pour cela mais plein d’autres choses également, je suis vraiment curieux de voir quels souvenirs John Cale garde de cette période hautement créative.
T.
Bonjour Joseph,
Ce livre dans sa version originale doit avoir pas loin d’une dizaine d’années, maintenant, et McKean était dans une période très intéresante… Magnifique, d’ailleurs, le livre anglais, mais très fragile : la couverture est en carton d’emballage, façon carton de déménagement… Je ne savais pas qu’une version française existait. Merci.
Thomas
La version française de la bio de John Cale, terrible ! Vu son parcours, surtout avec le Velvet Underground (dont le first album puis “White Light/White Heat” qui sont LA matrice absolue de TOUT le rock bruitiste d’après eux), et la suite, ça doit être PASSIONNANT !!!!!!!!!!!!
Je vais tomber là-dessus comme la petite vérole sur le bas clergé.
Je ne suis pas fan des livres du Camion Blanc, leurs traductions étant parfois trop approximatives, mais “Sédition et Alchimie” de Tim Mitchell sur John Cale vaut aussi le détour.