Un nouveau disque de Maurizio Bianchi pour Young Girls Records

Depuis plusieurs mois, je voue une admiration sans faille à tout ce que j’ai pu entendre de Maurizio Bianchi : morceaux récents ou oeuvres plus lointaines, datant du tournant fertile qui s’est opéré entre la fin des années 70 et le début des années 80. Bianchi opère dans une sphère assez inatteignable. Bien sûr, sa musique pourrait être réduite à plusieurs dénominations faciles : industrielle, drone, post-punk, noise… Pourtant, rien de tout cela, au fond : Bianchi manipule des sons, qu’il laisse s’éterniser comme on regarderait vaciller une flamme, ou mourir les bruits d’un être proche. Sa musique évoque des instants cendrés, comme ceux que l’on trouve au bout de pellicules vieillies, de vinyles rincés. Il y a de l’hypnose et de la folie entravée, une sorte de regard maladif sur un monde qui l’est plus encore, pleinement malade. Pas facile de pénétrer dans son oeuvre, pourtant, une fois à l’intérieur, on n’en sort plus. On en sort d’autant moins lorsque l’on se rend compte qu’en plus d’éditer des morceaux sous son propre nom, il faisait aussi des merveilles sous le pseudonyme de Sacher-Pelz et qu’il continue, aujourd’hui, à sévir avec un bonheur fou. Son nouveau disque sort sur le label belge Young Girls Records, qui édite de merveilleux CDR (et m’a invité à jouer prochainement à Liège – on en reparlera ici…). Bianchi vient donc de leur en livrer un nouveau, avec une pochette signée par Federica Ravanelli (première image en haut) et accompagné par un double poster signé Hendrik Hegray / Jonas Delaborde (les deux images suivantes, en noir et blanc). Voilà pour les détails. Pour le reste, si vous en avez envie, ça se passe directement sur le blog du label. Et si jamais, comme moi, vous vous retrouvez noyés par Bianchi et que vous vous demandez ce qui se passait d’autre en Italie vers le début des années 80, allez voir du côté de Giancarlo Toniutti…

10 commentaires
  1. Tu as aiguisé ma curiosité, là ! Il est vraiment que naturellement je ne me penche pas sur le noise, pourtant ça me plait bien

    Du coup, je viens de choper chez Mutant Sounds la première k7 du Mr, c’est ma copine qui va être contente d’écouter ça !!!

    Je mets le lien comme de toutes façons ça doit être introuvable autrement qu’en fichier :

    http://mutant-sounds.blogspot.com/2008/02/maurizio-bianchimb-mectpyo-blut.html

  2. D a dit:

    Est-ce que tu connais A M. B. Iehn Tale ? Une pure merveille.

  3. joseph a dit:

    Je ne le connais pas, je vais écouter ça au plus vite. Merci !

  4. merci Joseph. les adjectifs réducteurs sont pour une fois de côté (noise, industriel, …).

    Et si vous cherchez bien … sur le blog de Mutant Sounds, vous aurez deux, trois liens pour télécharger sans le faire exprès.

    et je reposte la vidéo de Sacher Pelz parce qu’on s’en lasse pas:

  5. lasrt a dit:

    “il continue, aujourd’hui, à sévir avec un bonheur fou. Son nouveau disque sort sur le label belge Young Gods Records”

    YOUNG GIRLS ?

  6. joseph a dit:

    ah oui, merci…

  7. eyeless a dit:

    Ah oui mais Young Gods ça existe aussi, c’est le label de M. Gira qui passe d’ailleurs par Paris avec les Swans en novembre …
    Le post de Sacher Pelz est absolument hypnotique …

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