Ces photos m’ont été envoyées par Valérie Dray. Merci (infini) à elle.
Archives mensuelles : juin 2010
Je songe à Beyrouth
Impossible exposé chez Ofr
Il faut lire les Chroniques du Dancefloor de Didier Lestrade
Certaines lectures, qui prennent trois phrases, pas plus, vous ordonnent de tout arrêter. Comme maintenant : alors que le vernissage de l’expo Impossible commence tout à l’heure et que je dois y aller, j’ai commencé à lire un livre arrivé par la poste pendant mon voyage aux Etats-Unis, Chroniques du Dancefloor de Dider Lestrade qui comprend les chroniques de disques publiées dans Libé entre 1988 et 1999 (une vie qui commence, pour beaucoup d’entre nous, même si je ne sais pas exactement qui nous étions). Et les dix premières pages me somment vraiment de tout arrêter pour en parler ici : la préface de Pierre-Jean Chiarelli, si enthousiaste et surtout l’avant-propos de Didier Lestrade qui remet en contexte ses écrits, évoque la boutique Dance Tracks de New York, son excitation devant la découverte de toute cette musique arrivant par gorgées flamboyantes et conclut en deux paragraphes assassins qui disent tout ce que l’on pense tout bas de l’obscénité actuelle, tout ce qu’on n’arrive pas à exprimer clairement sur la musique aujourd’hui. Lestrade trouve les mots exacts, les mots justes, les mots qui vrillent et font d’un coup chavirer. Je vous laisse lire cet avant-propos, et passer du temps sur ces deux derniers paragraphes, surtout. Le reste du livre, tout le gros du livre, reprend les chroniques de l’époque et ce qui y est saillant, c’est, au-delà du ton et de l’écriture, que toutes ces pépites dont parle Lestrade sont encore souvent à découvrir, demeurent des pierres angulaires, des moments moites et célestes : malgré l’”obscénité” dont il parle à propos de la musique d’aujourd’hui, ces morceaux et disques d’hier, des années 90, conservent leur magie, leur aura inconnue et sans doutye plus encore par contraste – ils sont à trouver et, pour bien faire, il faudrait les dénicher en vinyle, à peine en CD, jamais en mp3. Et évidemment, comme les choses ne se font jamais seules, en cherchant sur Google, je suis tombé sur l’article que Pornochio a déjà consacré à ce livre (édité par l’Editeur Singulier) : il vous en dira plus long que moi sur ce livre de “fou sincère”.




























































