plus ca va, et plus je suis ennuye par le trip edition super limitee qu’on retrouve un peu partout en ce moment.
pourquoi sortir des disques de facon si limitee?
Pour creer une urgence et une espece de panique d’achat chez les “consommateurs de noise”?
parce que finalement, peut-etre que le disque n’est pas si bon et que ce serait dommage que plus de 35 personnes ne l’ecoutent?
parce que la musique est plutot passable et que c’est l’objet qui est plus interessant? (grand paradoxe en cette periode de fin du monde pour l’industrie du disque, non?)
parce que dans 3 ans on resortira exactement les memes enregistrements sous un emballage different et que les memes 35 personnes les racheteront…
je suis vraiment perplexe, et c’est une question que je me pose depuis un moment deja…
Je suis également perplexe quant à la profusion actuelle des sorties en CDr, cassettes et vinyles en édition très limitée. Je suis assez partagé quant à cela. D’un côté je trouve qu’il y a une certaine dérive, un peu ridicule, d’un autre je suis ravi car je suis collectionneur de nature et j’adore débusquer ces objets rares. J’aime leur nature artisanale. Pour moi écouter la musique sur ces supports ajoute au plaisir de l’écoute et fait partie intégrante d’une sorte de cérémoniel. J’aime les regarder, les manipuler, les sentir. Mais j’avoue qu’il y a sûrement un plaisir un peu snob à posséder touts ces objets rares.
Je suis également assez d’accord quant à la remarque sur “la panique de l”achat chez le consommateur noise”. Le fait que ces albums soient limités les rend désirables et induit une course à l’achat. J’en sais quelque chose. Il n’y a qu’à regarder la flambée des prix de certains albums sur ebay. C’est drôle de voir comment la scène underground en arrive à répéter les pires travers de la société de consommation.
De manière générale, les albums sortis à faible tirage sont assez souvent réalisés par des artistes quasi inconnus et très productifs dans des niches musicales très prolifiques (ce qui à priori est positif et prouve le dynamisme de ces scènes). Noyés dans la masse des réalisations, ils ne se vendront jamais à de grandes quantités. Ils s’adressent de plus à un public restreint. Il est donc assez normal au final qu’ils sortent en quantité restreinte.
ben oui ! ces petits tirages sont davantage faits pour flatter nos petits ego que pour combler nos oreilles. c’est aussi ça le capitalisme. après, il y a aussi le principe de réalité : des gens passionnés dans leur coin sortent des petits tirages et ne peuvent faire plus (temps, argent). mais, parfois, j’ai moi aussi cette sale impression qu’on confond intérêt pour la musique et fétichisme.
cependant, comme tu le laisses entendre, le plus souvent, si le disque est vraiment bon, une âme charitable lui offre un second tirage plus généreux. un exemple récent ? la double cassette ‘malaise’ de kevin drumm sortie sur hospital (magnifique dit-on, à voir…) et que lasse marhaug va faire revivre (dans le cadre d’un coffret à plus de 50 dollars quand même) sur son label pica disk.
johan tu dis : ‘C’est drôle de voir comment la scène underground en arrive à répéter les pires travers de la société de consommation.’ ce serait quand même naïf d’imaginer le contraire, non ?
à ce propos, j’aime bien ce que fait fag tapes/heath. ses cassettes (neuf sur dix sont à tomber) sont a priori limitées mais j’ai l’impression qu’on peut en avoir autant qu’on veut. j’ai des exemplaires du genre 99ème copie sur une édition de 75.
bonjour Ludovic, il s’agit d’un cd unique, oui ! mais c’est pour présenter notre prochaine sortie de la rentrée. Qui sortira à plein plein plein plein d’exemplaires…Il s’agira du vinyl LP d’Archers by the sea.
Nous ne sommes pas là pour créer une panique d’achat ou quoi que ses soit de ce type… Nous ne savions même pas qu’il serait mis ici… C’est une surprise pour nous.
Sinon pour les sorties en petites séries dont tu parles, la pochette est à voir comme une continuité de la musique, il forme un tout.
S’il ne sorte qu’en petite quantité, c’est aussi parce que c’est des petites structures qui les éditent (comme nous), avec peu de moyens et surtout avec passion.
La plupart sont fait à la main, et autant de dire que nous ne comptons pas nos heures…
Si dans 3 ans nous existons encore? Nous garderons le même esprit en sortant les artistes qui nous mettent du baûme au coeur (de nouveaux groupes mais aussi des artistes déjà reconnus)
Et malgré cette période difficile pour l’industrie du disques, les petites structures se sont multiplier et reproduit sur terre depuis quelques années chacun avec ses goûts, et ses envies…!!!!
fleur
Dans mon enthousiasme à l’écoute de ce très beau disque, j’ai fait ce post au titre rapide sans préciser que l’album sortirait bientôt, en vinyle et CD – désolé si j’ai induit (ou enduit) quelqu’un en erreur.
Cela dit, c’est vrai que la pléthore d’éditions limitées est un casse-tête : on ne trouve souvent pas les disques que l’on a envie d’acheter, ou alors il faut passer son temps à cela. En même temps, il y a tellement de bons disques qui ne s’épuisent pas (malgré des tirages de plus en plus faibles), et que l’on peut acheter, écouter, offrir, sans avoir à se précipiter dessus dès la première heure de leur sortie…
bon ben maintenant qu’on a craché notre ressentiment contre la politique de l’édition ‘supra-ultra-mon-voisin-a-pas-le-même’ limitée (comme quoi dans la vie, faut toujours apprendre à viser), va falloir nous en dire un peu plus sur ce disque…;-)
Je ne suis pas encore assez “dedans” pour en parler avec justesse, mais je dirais juste que l’album démarre avec des tonalités assez sombres, semble vouloir installer une tonalité sombre, très tenue, des drones organiques. Mais, très vite, il évolue : plusieurs moments le composent, qui mènent l’écoute en profondeur, jusqu’à dévoiler des moments de plus en plus tendus, électriques. La fin est presque rock, avec des reliefs saturés, qui annoncent un drôle d’aboutissement. En quelque sorte, ce disque de “drones” évoque des grands espaces plutôt chahutés, ne se contente pas d’une seule esthétique ou de refaire le même sillon d’un bout à l’autre : il y a quelque chose de très américain, comme l’album sorti l’an dernier de William Fowler Collins, mais en moins aride et venteux, presque plus marin et boisé.
@ludo :
je suis entièrement d’accord.
ça vaut aussi pour les 12′ de disco-house. j’ai entendu et beaucoup aimé un morceau de Malvoeaux, sur un mix de beats in space la semaine dernière. Introuvable jusqu’à ce que quelqu’un me renseigne. Las, les 500 exemplaires était déjà épuisés. Et je ne sais même pas si une sortie CD ou digitale est prévue.
Moi, je suis contre les éditions limitées.
Mes cdr’s seront toujours dispos pour qui souhaitera un jour les acquérir… Quant à savoir s’ils occuperont une place importante dans vos vies, c’est à vous d’écouter…
Look for me @ Villette Sonique, if you can be there.
moi je pense qu’au contraire. le pire travers ce serait de faire de la surproduction. que je commence à faire plus d’exemplaires que je n’en vends.
quand je note limité à 15 exemplaires c’est plus de la moquerie qu’autre chose. évidemment que je pourrais en faire un 16 ème si besoin. mais bref, limiter c’est aussi un moyen de ne pas devoir gérer un trop gros stock, un trop grand nombre de commandes. on a souvent un boulot à temps plein sur le côté, ou un gosse à faire pleurer ou des soirées représentation jet set dans les squats libertins.
et puis un label n’est pas un autre, on a tous nos raisons je suppose. des bonnes, des mauvaises, voyons ça au purgatoire des blogspots à la gachette zshare gratuite.
y a un truc marrant dans un commentaire quand même. si c’est ça répéter les pires travers de la société de consommation (on dirait une analyse d’un texte de Souchon à un cours de religion. la société de consommation c’est pas bien et na na na. pas d’attaque personelle. j’ai aussi joué à ça “en son temps”) j’attends avec impatience qu’on me sorte une boîte de Nesquick à 15 exemplaires avec un sticker fluo kids de nazi knife.
elle est très bien la société de conso. le cyber anarcho punk et la fille de Madonna s’habillent chez h&m. c’est ça la mixité sociale. fight
‘elle est très bien la société de conso. le cyber anarcho punk et la fille de Madonna s’habillent chez h&m. c’est ça la mixité sociale. fight’
ouaf ouaf ouaf !
…et bien sûr pas d’attaque personnelle
Merci Joseph…j’aime les grands espaces…MARGERID 4 LIFE…
plus ca va, et plus je suis ennuye par le trip edition super limitee qu’on retrouve un peu partout en ce moment.
pourquoi sortir des disques de facon si limitee?
Pour creer une urgence et une espece de panique d’achat chez les “consommateurs de noise”?
parce que finalement, peut-etre que le disque n’est pas si bon et que ce serait dommage que plus de 35 personnes ne l’ecoutent?
parce que la musique est plutot passable et que c’est l’objet qui est plus interessant? (grand paradoxe en cette periode de fin du monde pour l’industrie du disque, non?)
parce que dans 3 ans on resortira exactement les memes enregistrements sous un emballage different et que les memes 35 personnes les racheteront…
je suis vraiment perplexe, et c’est une question que je me pose depuis un moment deja…
Je suis également perplexe quant à la profusion actuelle des sorties en CDr, cassettes et vinyles en édition très limitée. Je suis assez partagé quant à cela. D’un côté je trouve qu’il y a une certaine dérive, un peu ridicule, d’un autre je suis ravi car je suis collectionneur de nature et j’adore débusquer ces objets rares. J’aime leur nature artisanale. Pour moi écouter la musique sur ces supports ajoute au plaisir de l’écoute et fait partie intégrante d’une sorte de cérémoniel. J’aime les regarder, les manipuler, les sentir. Mais j’avoue qu’il y a sûrement un plaisir un peu snob à posséder touts ces objets rares.
Je suis également assez d’accord quant à la remarque sur “la panique de l”achat chez le consommateur noise”. Le fait que ces albums soient limités les rend désirables et induit une course à l’achat. J’en sais quelque chose. Il n’y a qu’à regarder la flambée des prix de certains albums sur ebay. C’est drôle de voir comment la scène underground en arrive à répéter les pires travers de la société de consommation.
De manière générale, les albums sortis à faible tirage sont assez souvent réalisés par des artistes quasi inconnus et très productifs dans des niches musicales très prolifiques (ce qui à priori est positif et prouve le dynamisme de ces scènes). Noyés dans la masse des réalisations, ils ne se vendront jamais à de grandes quantités. Ils s’adressent de plus à un public restreint. Il est donc assez normal au final qu’ils sortent en quantité restreinte.
ben oui ! ces petits tirages sont davantage faits pour flatter nos petits ego que pour combler nos oreilles. c’est aussi ça le capitalisme. après, il y a aussi le principe de réalité : des gens passionnés dans leur coin sortent des petits tirages et ne peuvent faire plus (temps, argent). mais, parfois, j’ai moi aussi cette sale impression qu’on confond intérêt pour la musique et fétichisme.
cependant, comme tu le laisses entendre, le plus souvent, si le disque est vraiment bon, une âme charitable lui offre un second tirage plus généreux. un exemple récent ? la double cassette ‘malaise’ de kevin drumm sortie sur hospital (magnifique dit-on, à voir…) et que lasse marhaug va faire revivre (dans le cadre d’un coffret à plus de 50 dollars quand même) sur son label pica disk.
johan tu dis : ‘C’est drôle de voir comment la scène underground en arrive à répéter les pires travers de la société de consommation.’ ce serait quand même naïf d’imaginer le contraire, non ?
à ce propos, j’aime bien ce que fait fag tapes/heath. ses cassettes (neuf sur dix sont à tomber) sont a priori limitées mais j’ai l’impression qu’on peut en avoir autant qu’on veut. j’ai des exemplaires du genre 99ème copie sur une édition de 75.
bonjour Ludovic, il s’agit d’un cd unique, oui ! mais c’est pour présenter notre prochaine sortie de la rentrée. Qui sortira à plein plein plein plein d’exemplaires…Il s’agira du vinyl LP d’Archers by the sea.
Nous ne sommes pas là pour créer une panique d’achat ou quoi que ses soit de ce type… Nous ne savions même pas qu’il serait mis ici… C’est une surprise pour nous.
Sinon pour les sorties en petites séries dont tu parles, la pochette est à voir comme une continuité de la musique, il forme un tout.
S’il ne sorte qu’en petite quantité, c’est aussi parce que c’est des petites structures qui les éditent (comme nous), avec peu de moyens et surtout avec passion.
La plupart sont fait à la main, et autant de dire que nous ne comptons pas nos heures…
Si dans 3 ans nous existons encore? Nous garderons le même esprit en sortant les artistes qui nous mettent du baûme au coeur (de nouveaux groupes mais aussi des artistes déjà reconnus)
Et malgré cette période difficile pour l’industrie du disques, les petites structures se sont multiplier et reproduit sur terre depuis quelques années chacun avec ses goûts, et ses envies…!!!!
fleur
Dans mon enthousiasme à l’écoute de ce très beau disque, j’ai fait ce post au titre rapide sans préciser que l’album sortirait bientôt, en vinyle et CD – désolé si j’ai induit (ou enduit) quelqu’un en erreur.
Cela dit, c’est vrai que la pléthore d’éditions limitées est un casse-tête : on ne trouve souvent pas les disques que l’on a envie d’acheter, ou alors il faut passer son temps à cela. En même temps, il y a tellement de bons disques qui ne s’épuisent pas (malgré des tirages de plus en plus faibles), et que l’on peut acheter, écouter, offrir, sans avoir à se précipiter dessus dès la première heure de leur sortie…
bon ben maintenant qu’on a craché notre ressentiment contre la politique de l’édition ‘supra-ultra-mon-voisin-a-pas-le-même’ limitée (comme quoi dans la vie, faut toujours apprendre à viser), va falloir nous en dire un peu plus sur ce disque…;-)
Je ne suis pas encore assez “dedans” pour en parler avec justesse, mais je dirais juste que l’album démarre avec des tonalités assez sombres, semble vouloir installer une tonalité sombre, très tenue, des drones organiques. Mais, très vite, il évolue : plusieurs moments le composent, qui mènent l’écoute en profondeur, jusqu’à dévoiler des moments de plus en plus tendus, électriques. La fin est presque rock, avec des reliefs saturés, qui annoncent un drôle d’aboutissement. En quelque sorte, ce disque de “drones” évoque des grands espaces plutôt chahutés, ne se contente pas d’une seule esthétique ou de refaire le même sillon d’un bout à l’autre : il y a quelque chose de très américain, comme l’album sorti l’an dernier de William Fowler Collins, mais en moins aride et venteux, presque plus marin et boisé.
@ludo :
je suis entièrement d’accord.
ça vaut aussi pour les 12′ de disco-house. j’ai entendu et beaucoup aimé un morceau de Malvoeaux, sur un mix de beats in space la semaine dernière. Introuvable jusqu’à ce que quelqu’un me renseigne. Las, les 500 exemplaires était déjà épuisés. Et je ne sais même pas si une sortie CD ou digitale est prévue.
Moi, je suis contre les éditions limitées.
Mes cdr’s seront toujours dispos pour qui souhaitera un jour les acquérir… Quant à savoir s’ils occuperont une place importante dans vos vies, c’est à vous d’écouter…
Look for me @ Villette Sonique, if you can be there.
http://www.myspace.com/cookanegg
Cheers,
fX
je n’avais pas vu les commentaires.
moi je pense qu’au contraire. le pire travers ce serait de faire de la surproduction. que je commence à faire plus d’exemplaires que je n’en vends.
quand je note limité à 15 exemplaires c’est plus de la moquerie qu’autre chose. évidemment que je pourrais en faire un 16 ème si besoin. mais bref, limiter c’est aussi un moyen de ne pas devoir gérer un trop gros stock, un trop grand nombre de commandes. on a souvent un boulot à temps plein sur le côté, ou un gosse à faire pleurer ou des soirées représentation jet set dans les squats libertins.
et puis un label n’est pas un autre, on a tous nos raisons je suppose. des bonnes, des mauvaises, voyons ça au purgatoire des blogspots à la gachette zshare gratuite.
y a un truc marrant dans un commentaire quand même. si c’est ça répéter les pires travers de la société de consommation (on dirait une analyse d’un texte de Souchon à un cours de religion. la société de consommation c’est pas bien et na na na. pas d’attaque personelle. j’ai aussi joué à ça “en son temps”) j’attends avec impatience qu’on me sorte une boîte de Nesquick à 15 exemplaires avec un sticker fluo kids de nazi knife.
elle est très bien la société de conso. le cyber anarcho punk et la fille de Madonna s’habillent chez h&m. c’est ça la mixité sociale. fight
‘elle est très bien la société de conso. le cyber anarcho punk et la fille de Madonna s’habillent chez h&m. c’est ça la mixité sociale. fight’
ouaf ouaf ouaf !
…et bien sûr pas d’attaque personnelle
Merci Joseph…j’aime les grands espaces…MARGERID 4 LIFE…
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