J’écoute Dion reprendre Purple Haze et The Dolphins
Tout cela remonte sans doute à 1994 ou 95, pas plus tard. Une soirée chez un ami, qui sort un album à la pochette noire et fait écouter cette reprise de Jimi Hendrix, totalement ralentie et croonée. L’album, juste intitulé Dion, du nom de son auteur, ne m’a pas quitté depuis que j’ai réussi à en trouver un exemplaire dans les bacs d’un vieux disquaire de Greenwich Village (where else ?) deux ou trois ans plus tard. A ce moment-là, il n’y avait pas wikipédia, qui m’a permis tout à l’heure d’en apprendre long sur ce disque : il fallait tout deviner tout seul, jusqu’à la date de sortie, même pas inscrite sur la pochette. Alors, voilà, j’ai écouté d’autres albums de Dion, d’autres albums de dizaines d’autres chanteurs, mais celui-là ne m’a jamais oublié – précisément celui-là, à cause de ses reprises toutes parfaites, de sa composition et ses arrangements, de la voix du chanteur qui est tout au centre, prête à tomber en morceaux sur mon parquet usé, prête, elle, à tout oublier, tout laisser partir aux oubliettes, mais se retient de ne pas le faire, à un fil, une moitié de fil. Ce qui me sidère, c’est que, sans doute encore, cet album est-il encore plus difficile à trouver aujourd’hui qu’hier : cherchez Dion sur Google et vous ne verrez apparaitre que des milliers d’images de l’antithèse même de ce que je raconte ici, du contraire exact de toute la tendresse délicate de cet album. Je vous le donne en mille : Dion, pour Google, est forcément précédé du prénom Céline, tandis que pour moi, il n’a de valeur que seul, sur cette poignée de chansons de 1968.
C’est vécu un truc un peu similaire. J’écoutai Lenoir-comme toujours sans conviction-et ce soir là, il y avait les gars de Moose. Ils ont passé des trucs de Love, Tim Buckley-peut-être d’ailleurs The Dolphins-et un truc superbe: New York City Song par Dion. D’une infinie tristesse. Je trouvais une réédition par Ace au moins une dizaine d’années plus tard. Je ne suis jamais rentré dans l’album, produit par Spector en 75 mais ce morceau là, juste incroyable…
Je zozotte ce matin, c’était “j’ai” et non “c’est”.
J’ai fait la même expérience avec YouTube. Dur.
je me rappelle très bien de cette émission de lenoir avec Moose, ils avaient passé “wings” de Tim Buckley, le lendemain je courais acheté son premier LP…
C’est aussi avec cette émission que je découvrais Forever Changes avec Between Clark and Hilldale. Je n’ai plus aucun disque de Moose chez moi mais ces gars avaient du goût.
… du goût et pas mal de talent !
bon ça n’a rien à voir avec Dion que je découvre avec joie ici ,si ce n’est qu’il s’agit de reprises aussi, c’est bcp plus low-fi mais c’est un disque que je viens de découvrir à la page web surf précédente :
http://www.msplinks.com/MDFodHRwOi8vd3d3LnRoaXNpc2pkaC5jb20=
(téléchargement légal ! )
Un grand merci donc à Michel pour t’avoir fait découvrir ce disque (et aussi pour avoir sorti cet album à la pochette noire…)