Archive

Archives mensuelles : mars 2009

220220091148

Par Grand Vent

Par Grand Vent

Trouvé ce livre à Angoulême, sur le stand de son éditeur que je ne connaissais pas : Anathème. Joli nom. Et petit ouvrage assez merveilleux, très stimulant, qui parle directement à mon appétit de livres reproduisant des pages de carnets de dessins ou de notes. Celui-ci le fait scrupuleusement, et l’on s’y perd vite, à force de feuilleter des pages emplies d’organismes vivants, de mélanges organiques comme jetés sur la plage, formant un univers onirique tout en échos avec le réel. Là encore plane le fantôme de Gary Panter, mais après tout, il ne hante que des livres rugueux, mais accueillants.

Les disques d’Intrusion sortent sporadiquement, presque cachés, sur le label Echospace spécialiste des sorties difficilement trouvables. Qui est Intrusion ? Peut-être personne, peut-être quelqu’un qui vit avec le temps arrêté il y a 10 ans, mis en pause sur les vinyles de Rhythm & Sound. Little Angel (un maxi et un morceau sur un album, sortis au même moment en février) est un souvenir de tout cela, porté par la première voix de Rhythm & Sound, Paul St-Hilaire (Tikiman, à l’époque). Mais avec les années, cette voix est devenue plus claire, raconte des histoires moins obscures, plus immédiates. Moins magiques ? Sans doute pas, puisque Little Angel frappe directement, quelque part entre les yeux et la tête et lève un peu de lumière pour la fin de l’hiver.

Comme tous les ans, juste avant le printemps, le festival Présences Electroniques organisé par l’INA et le GRM, accueille quelques artistes et musiciens dont les travaux sonores sont souvent défricheurs. L’an dernier, par exemple, il y avait là Matmos, Colleen et François Bayle. Cette année, le festival se déplace au 104, rue d’Aubervilliers. Il démarre vendredi après-midi avec un concert “couché” à 16h d’un de mes héros musicaux : Philip Jeck. Si vous ne connaissez pas Jeck, il faut écouter au moins un de ses disques, une fois dans une vie – essayez par exemple Stoke, tout juste réédité par le label Touch. Jeck organise des compositions sonores hantées par des mélodies et des textures hypnotiques, portées par de longues réverbérations et de touchants échos. Ses morceaux, il les fabrique à partir d’une matière singulière : des 78 tours usés et joués sur de vieilles platines, filtrées à travers ce que j’imagine être un aéropage d’effets, de pédales et surtout, assemblés avec un toucher et une oreille d’une sensibilité rare. Je n’ai jamais eu l’occasion de le voir sur scène et je ne sais pas si pourrai le voir cette fois-ci. Si vous y allez, n’oubliez pas de me raconter. Et dans le même festival, il y a d’autres beaux concerts prévus, notamment le premier concert de Pita à Paris depuis 4 ans, un concert dans le noir de Bernard Parmegiani, une collaboration entre Mika Vaino, un hommage à  Luc Ferrari, un concert et une masterclass de David Toop…

un de ces disque

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 44 followers