Tant que les heures passent de Bérangère Maximin continue à m’enchanter les oreilles

Il y a quelques mois, j’ai rencontré Bérangère Maximin qui m’avait envoyé son disque après avoir échangé un mail ou deux. Sa musique est sortie sur le label de John Zorn, Tzadik. Bérangère m’a raconté comment tout cela s’était fait, comment elle avait envoyé sa musique à Zorn qui en a fait un album assez mirifique. Elle m’a aussi raconté son éducation musicale, sa découverte de la composition, ses projets à venir, ses concerts… Mais le plus important, avant qu’elle sorte ses prochains disques, c’est de continuer à écouter celui-là, qui est sorti à la fin de l’année dernière, mais demeure encore scotché aux oreilles. Son premier morceau, notamment, est une merveille qui mêle des bruits concrets avec une sensibilité particulière, qui sait amalgamer des sons épars pour en faire une sorte de dentelle sonore. On est ici plus proche de la musique concrète classique, de Parmegiani, Bayle, Luc Ferrari, que de la musique électronique plus récente. Bérangère Maximin construit comme un pont entre les traditions, une forme de poésie sonore qui flotte et rêvasse, agresse parfois, détourne le regard, s’évade et, partant, glisse à l’oreille d’étranges mélopées abstraites, tendues par une timide vigueur.
Oui, c’est un disque excellent, délicat, poétique, sensible, du GRM avec une âme. Je l’ai passé dans Songs Of Praise(http://songsofpraise.hautetfort.com)