Je suis fou de Forest

La planche ci-dessus appartient aux collections du CIBDI d’Angoulême. Elle montre, je crois, tout ce que j’aime chez Forest : le découpage serré mais toujours dans l’invention, le trait précis,la représentation des personnages à mi-chemin entre la vie et le cartoon, la géographie approximative du réel. Je lis Forest depuis longtemps et je le découvre à chaque fois, comme si chaque année apportait une couche de compréhension et d’intérêt supplémentaire. En ce moment, c’est surtout son dessin qui me fascine et j’aimerais avoir une de ses planches originales chez moi pour la regarder chaque jour et tenter de voir le spectre de sa main y tracer les lignes, y poser son encre. Evidemment, le plus connu de Forest demeure sa série Barbarella. Mais derrière elle, il y a une pléthore de belles choses et de livres intrigants, fous, touchants. Ceux réédités par l’Association (il y en a 3, très beaux) et ceux sortis par Casterman dans les années 80, notamment Enfants, c’est l’hydragon qui passe, un livre d’époque qui raconte le désir d’aventure mieux que personne, et capture insidieusement les envies flous d’évasions adolescentes.



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