J’écoute Sun Melt de Jason Edwards

Lundi après-midi à la maison, ma petite dort à côté, le soleil par les fenêtres fait joliment flotter la poussière dans le salon, J’écoute quelques disques qui trainent dans une ou deux piles depuis quelques semaines. Tout au bout d’une compilation (la subtilement intitulée On Prend Les Mêmes Et On Recommence, éditée par le label parisien Kill The DJ -avec Battant, Chloé, Andrew Weatherall – la compilation est vraiment excellente), je tombe amoureux d’un morceau de Jason Edwards, musicien méconnu dont l’album sur le même label sorti il y a deux ans était plutôt joli, dans le genre folk anesthésié mêlé d’indie pop neurasthénique. Son Sun Melt, inédit et niché ici, contraste avec le reste de la compilation. Il est tout aussi délicat que le reste des morceaux, mais est moins électronique, plus organique, fragile, évoquant avec un orgue céleste, un chant planant, l’ambiance magique des premiers morceaux de Pink Floyd, de Syd Barrett et, partant, hypnotise par son air d’intemporalité, de flottaison douce. Le morceau devrait être sur un nouvel album du musicien prévu cette année. J’ai hâte de l’entendre.