Je suis fou de James Ferraro
James Ferraro est un des deux Skaters, groupe américain de drone plutôt abrasif qui a joué récemment dans la cave d’un bar à Paris, métamorphosée du coup en une étincelante crypte psychédélique. Les Skaters jouent samedi prochain à Bordeaux dans le cadre de l’exposition sur le psychédélisme, au CAPC. Allez les voir. Et profitez-en pour acheter les CDR de James Ferraro, qui sont encore plus beaux, intrigants et prenants que ceux des Skaters. Là où le groupe semble se diriger vers une exploration très monolithique du son, Ferraro dissèque plusieurs registres, avec toujours une tendresse pour un son lo-fi, sale, décharné, éclaté. Selon les disques, qui n’ont souvent rien d’inscrit et circulent sous une pochette sommairement photocopiée, Ferraro se métamorphose en Terry Riley ou Human League, en adepte de Charlemagne Palestine ou en fan de New Order. Il doit être un peu de tous ceux-là à la fois tant ses disques sont des échos de choses entendues et annoncent d’autres possibilités, d’autres futurs. Voilà un univers musical alternatif, quelque chose qui aurait pu être. Les Skaters, paraît-il, vivent désormais à Bruxelles : une ville où les choses ne sont jamais ce qu’elles semblent, une ville qui fait semblant d’être grise – exactement comme eux.




des collages réalisés par james ferraro et d’autres par spencer clark (le second skater, dont les projets solos sont eux plus imprégnés de la musique de walter marchetti, par exemple) figurent au sommaire du prochain ‘nazi knife’ qui devrait sortir le 14 décembre -
Bonsoir J Ghosn, un grand merci pour ce blog qui traite à votre manière des marges du rock indé vers le noise,en passant par les confins de la musique d’avant-garde contemporaine (Charlemagne Palestine..),l’electronica (d’Autechre à Boards of Canada..) aux nouvelles scènes dubstep, New house à Detroit comme à Berlin avec les suiveurs de Basic Channel.
Etudiant à Rennes en Cinéma je suis vos textes depuis les 2-3 dernières années aux Inrocks jusq’au Blog tenu sur leur site,et celui-ci. Par rapport aux Skaters et Wolf eyes un grand album celui de Hair Police:Certainty of Swarms.Comme la trajectoire du groupe Prurient.
Un grand merci encore pour nous avoir aussi bien parlé de Burial en France après The wire, dans les Inrocks et Tsugi.Et d’avoir fait découvrir Salem..
En attendant l’album de Shackleton, et de voir le film Je veux savoir la semaine prochaine..
Très bonne Continuation à vous..
PS:Au fait le nouvel album d’Animal Collective pour Janvier qui se précise, avec la fameuse pochette..Avez vous déjà pû l’écouter?
Merci pour ces messages, je n’ai pas encore écouté l’album d’Animal Collective… J’ai assez envie d’écouter celui de Hair Police, par contre.
Et je précise que j’ai parlé de Burial en même temps que The Wire, pas après : je me souviens durant mon interview à son sujet, que Kode9 (qui a sorti Burial sur son label) me racontait que l’interview de The Wire venait de se faire, qu’elle aurait dû faire la couve, mais qu’au dernier moment Burial a annulé la session photo. Tout ça s’est fait en même temps, grâce à Kode9 (que j’avais déjà interviewé deux ou trois auparavant et qui est un personnage passionnant).
vivent à anvers pas à bruxelles
“vivent à anvers pas à bruxelles”
Personne n’est parfait (une électeur sur trois vote extrême droite là-bas…).
Depuis cette chronique qui aura bientôt un an, Clear et Discovery sont sortis en 33T et sur iTunes.