Je redécouvre le folk et l’Apocalypse en écoutant Ilyas Ahmed

J’ai acheté ce disque sur une intuition portée par le label, Time-Lag, que j’adore, et la pochette, assez intrigante. Dès la première seconde, et jusqu’à la dernière, je n’ai rien regretté. Ilyas Ahmed est un de ces rares musiciens, comme Ben Chasny de Six Organs of Admittance, capable de créer en peu d’accords, peu d’effets, une atmosphère tout à fait sombre, glauque, évoquant un moment de calme angoissé, de larmes coulant doucement. Cet album-ci s’intitule The Vertigo of Dawn et fait suite à quelques CDR et sorties plus ou moins officielles. Je crois qu’il s’agit du premier en vinyle et en CD, en tout cas. Mais quel que soit le format, pas de problème : Ilyas Ahmed joue bien cette espèce de folk apocalyptique devenu si courant, mais pourtant si rarement touchant. Chez lui, tout est juste, porté par un étrange désespoir, une manière de chercher le bout de la nuit, d’être en apesanteur avec ses propres peurs. Il y a là comme un tutoiement de la frayeur intime, une manière de regarder la mort et la fin, une sorte de lettre écrite à soi-même pour se dire qu’il faut vivre, malgré tout, malgré les exils et les peines, les séparations et les manques, les phrases ratées et les rues qu’on ne reverra plus comme elles étaient avant les bris.
il faut également/absolument se procurer le double cd /réédition between two skies /towards the night sur digitalis. merveilleuse musique. on pense en effet à ben chasny. enfin, celui d’il y a quelques disques en arrière…
j’insiste sur la beauté du label time-lag : ô combien de beautés cachées (ça commence à se savoir) on peut trouver là…
C’est Time-Lag qui a sorti le premier album d’Espers, en vinyle…
c’est time-lag qui a sorti à peu près tout ce qu’il y a de plus intéressant et honnete en folk amerloque experimental ces 10 dernières années… qu’on se le dise.