J’écoute en boucle Call it a ritual de Wolf Parade
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La première fois que j’ai entendu leur album, At Mount Zoomer, j’ai été juste interloqué par sa puissance, ses dynamiques, son arrogance presque, qui en faisait un disque lorgnant vers les seventies prog, tout en demeurant très acéré, jamais boursouflé. Quelques mois plus tard, je continue à écouter sans m’en lasser au moins un des morceaux du disque, le fabuleux Call It A Ritual, qui a tout d’un hymne ravagé, d’une ritournelle passée au décapage, à la fatigue des jours qui se terminent. Parfois, j’ai l’impression d’entendre là des échos de groupes comme America, peut-être un peu de Neil Young, habité par un vieil esprit new wave. Il y a là une grâce disgracieuse, une manière enchanteresse de raconter la vie, de mettre bout à bout des désillusions et des vignettes dont on ne sait si elles sont des échantillons de plaisir ou de douleur ou de mélancolie acharnée. Call It A Ritual rythme pour le moment mon année, m’emmenant au fond du désert, loin dans le cosmos, dès que le sable se fait trop brûlant.Tout ici m’évoque un autre disque enraciné dans les années soixante et soixante-dix étourdies : le Yellow House de Grizzly Bear, grand disque mésestimé de ces deux ou trois dernières années.
Je n’ai découvert cet album que récemment, fin 2010. A la fois rock prog’ 70, le rock indie 00′ voir des années 90′ !!
“…..Neil Young, habité par un vieil esprit new wave.” Je n’y avait pas pensé, y’a peut être un peu de ça. En tout cas, un disque qui aurait trouvé sa place dans mon top disques 2008, si je l’avais découvert à sa sortie.
Je suis entièrement d’accord avec toi : “Yellow House” de Grizzly Bear est un grand disque mésestimé de ces deux ou trois dernières années…ma critique de ce disque : http://muziksetcultures.over-blog.fr/article-52494857.html
A + +