Je passe l’été en relisant l’Eté 80 de Marguerite Duras

L’été est toujours un moment pour retrouver des livres familiers, des univers à habiter, qui font implicitement réfléchir et permettent de voir le monde différemment, même s’il est sous un soleil de plomb. Souvent, je me retrouve lisant des livres de Simenon, parce qu’ils ont en eux quelque chose d’orageux, de tendu, qui rend l’atmosphère électrique. Et puis, plus récemment, je me suis mis à lire des livres de Duras, comme si le soleil venant, il y avait quelque chose qui se dégageait soudain de ses phrases. Et j’adore son recueil de textes publiés par Libération durant tout un été. Cet “été 80″ est une suite d’articles comme on n’en lit plus jamais nulle part : de la littérature qui crée sa propre actualité mais qui résonne de concert avec le monde et la politique de son époque. Personne ne fait plus ce genre de texte, et aucun journal n’ose le proposer à un auteur. Peut-être parce que Duras n’avait pas son égal dans cet exercice d’écriture du monde, qui parvient à mêler en une même phrase toutes les histoires, de la pluie en Normandie aux grévistes de Gdansk.
Tout à fait d’accord avec toi, l’été est très approprié à la lecture ou relecture d’univers d’auteurs familiers. Perso, j’aime me replonger dans les méandres de l’immense et indépassable Paul Auster. Allez a + et salut
Francky 01
Drôle, je découvrais justement ce formidable petit livre la semaine dernière, après être tombé dessus par hasard chez Gibert. Effectivement, c’est une lecture estivale de premier choix.
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