Je réécoute ce morceau des Associates : Breakfast
J’avais acheté le maxi par hasard – ou plutôt après en avoir lu une chronique dans Smash hits (non, je n’ai pas toujours lu le NME, et j’en suis fier). J’ai toujours perçu quelque chose de mystérieux dans ce morceau aux accents de Cure arabisant, mélancolique, au bord du suicide ou plutôt de l’implosion. Tout ça me fait penser à une BO un peu à côté de la plaque mais tout de même très belle et intense du Feu Follet de Louis Malle. Bien sûr, avec le recul, il y a ces sons très 80, cette voix de velours de jardin d’hiver : autant de choses qui peuvent faire à la fois détester et adorer, aujourd’hui, ce morceau. Encore une fois, dans la pop, tout est dans le paradoxe permanent, l’amour et la haine, la saveur et la nausée, dans la même bouchée.
Et pour pimenter tout cela, voici une reprise de Heart of Glass (un des plus grands morceaux jamais enregistrés) par Billy McKenzie, le chanteur des Associates. Pas du niveau de l’original (rien ne peut l’être), mais à écouter tout de même.
Quelle voix effectivement, et quelle tristesse, je trouve, dans sa voix, je suis un peu passé à côté des Associates, donc pas de grande émotion (même si je reconnais que la reprise de Blondie est superbe).
Je réagit car j’ai fait le rapprochement avec un autre écossais Edwin Collins qui est passé tout près de la mort, un lecteur a réagit dans les Inrocks, de manière assez émouvante et je me suis senti vraiment très très bête , je sais pas ce que je faisais ce soir là mais rien je pense qui justifie de ne pas y être allé.
Et Paul Quinn il fait quoi depuis 10 ans …
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